/finance/stockx
Navigation

Les marchés actions dans le vert, début de la saison des résultats

Les marchés actions dans le vert, début de la saison des résultats
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Paris | Les marchés européens évoluaient prudemment dans le vert mardi à leur retour de Pâques, mais loin de la vigueur des Bourses asiatiques, les investisseurs appréhendant les premières publications de résultats qui s’annoncent accablantes.  

• À lire aussi: Les derniers développements sur la pandémie de COVID-19 

• À lire aussi: Coronavirus: 778 décès supplémentaires au Royaume-Uni, plus de 12 000 au total 

En Asie, le vert a coloré les Bourses chinoises et celle de Tokyo, les investisseurs ayant été rassurés par le repli moins marqué que prévu des exportations chinoises en mars.  

Les indices européens évoluaient timidement en territoire positif au retour de la pause pascale, sauf Londres (-0,48%). Paris prenait 0,20%, Milan 0,51% et Madrid 0,65%. À Francfort, où le système informatique Xetra, duquel dépendent plusieurs bourses européennes, a été victime d’une panne informatique, le Dax avançait de 1,05%.  

Les marchés américains, qui ont reculé d’environ 1% lundi, étaient orientés à la hausse. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 1,43%, l’indice élargi S&P 500 1,34% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, 1,64%.  

La stratégie de sortie de confinement est désormais au coeur de la bataille en Europe comme aux États-Unis, alors que la propagation semble ralentir de part et d’autre de l’Atlantique.  

Tout en continuant de surveiller l’évolution de la maladie, les investisseurs se concentreront sur chaque signe de reprise progressive de l’activité, après un confinement de plus de la moitié de l’humanité qui a mis en sommeil les capacités de production et fait sombrer l’économie mondiale.  

En Italie, pays européen le plus affecté par la pandémie, ou encore en Autriche, des commerces sont autorisés à rouvrir. En Espagne, malgré la poursuite du confinement, le gouvernement a autorisé les travailleurs, sous conditions strictes, à reprendre le chemin des usines et des chantiers.  

En France, où la récession historique sera encore plus grave qu’anticipée, avec 8% de chute du PIB prévue en 2020, la date du 11 mai est officiellement évoquée pour entamer potentiellement un déconfinement progressif. Le Royaume-Uni pourrait lui, subir une chute historique de 13% de son produit intérieur brut (PIB) en 2020.  

Les dernières perspectives de l’économie mondiale que doit publier le Fonds monétaire international dans la journée apporteront un éclairage sur l’ampleur des dégâts causés par la pandémie qui a fait plus de 120 000 morts depuis son apparition il y a quatre mois en Chine.  

Pas de quoi pavoiser  

En dépit des injections de liquidités massives et des mesures de soutien historiques dans le monde, les investisseurs ont, sur bien des points, des difficultés à se montrer optimistes alors que les perspectives économiques sont en berne pour 2020.  

Les acteurs de marchés ont de quoi appréhender le début de la saison des résultats d’entreprises pour le premier trimestre.   

L’un des grands noms de la finance américaine, JPMorgan Chase, a annoncé mardi un plongeon de 69% sur un an, à 2,9 milliards de dollars, de son bénéfice net au premier trimestre, disant anticiper une forte envolée des impayés de ses clients. Ses comparses Goldman Sachs et Wells Fargo doivent lui emboîter le pas.  

«Si les chiffres du premier trimestre devraient être mitigés, ce sont surtout les prévisions sur l’activité du deuxième trimestre et au-delà qui vont retenir l’attention», rappellent les experts d’Aurel BGC qui s’attendent à voir «une majorité d’entreprises suspendre leurs perspectives 2020 faute de visibilité».  

Juste avant le long week-end de Pâques, les décideurs ont à nouveau remis des milliards sur la table: 2.300 milliards de dollars de prêts aux entreprises et aux collectivités locales américaines. Et plus de 500 milliards d’euros mis à disposition en Europe.  

Les ministres européens des Finances se sont également mis d’accord sur un fonds de relance pour soutenir la reprise.  

«Mais le flou demeure sur les modalités de fonctionnement» de ce fonds, souligne Tangi Le Liboux, analyste chez Aurel BGC.  

En outre, « il reste à savoir si l’accord de l’OPEP+ permettra d’éviter un engorgement des stocks mondiaux. Le déséquilibre offre-demande est plus proche de 20 à 30 millions de barils actuellement », souligne l’expert.  

À l’issue de la réunion de l’OPEP et de ses partenaires, il a été annoncé une baisse mondiale de 9,7 millions de barils par jour à compter du 1er mai.  

Malgré cet accord, les prix du pétrole étaient en légère baisse mardi. Les rendements obligataires restaient stables.