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Pour que les aiguilles continuent de se faire aller

Un homme de Saint-Jean-sur-Richelieu répare les machines à coudre à distance

Richard Clavette
Photo courtoisie Richard Clavette a aidé à distance une quinzaine de personnes à rabibocher leur machine à coudre depuis la semaine dernière.

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Des couturières peuvent continuer à confectionner des masques et des aînés à se désennuyer grâce à un homme qui les aide gratuitement à réparer leur machine à coudre à distance.

« Tant qu’à rester confiné et à me tourner les pouces, je suis aussi bien de continuer à vivre ma passion », dit Richard Clavette, 58 ans.

Ce réparateur de machines à coudre avait l’habitude de se rendre chez les gens pour faire son métier, qu’il exerce depuis 35 ans.

Du bonheur au téléphone

Quand une dame de 85 ans l’a appelé pour régler un problème avec sa machine, il a réalisé que sa façon de faire risquait de contaminer des clients vulnérables.

Il a donc guidé la dame à distance pour qu’elle puisse elle-même trouver le pépin à l’origine du bris. « Ç’a marché ! Ç’a fait ma journée », dit M. Clavette.

« Il y a des gens qui n’ont que ça, leur machine à coudre, pour passer le temps », dit l’homme de Saint-Jean-sur-Richelieu, qui est actuellement en confinement à Montréal.

Fort de cette expérience, il a publié une vidéo invitant les gens isolés à le contacter pour recevoir du « coaching » gratuit, au besoin.

Depuis la semaine dernière, il a aidé une quinzaine de personnes en leur donnant des conseils au téléphone et leur demandant de lui envoyer des photos de leur appareil. La plupart sont en fait des gens qui produisent de l’équipement de protection. 

C’est le cas de Nadia Gauthier, une intervenante dont le travail est sur pause, qui s’occupe maintenant à fabriquer des masques artisanaux pour les gens qui travaillent dans le milieu de la santé. Elle en confectionne notamment pour des préposés aux bénéficiaires.

« J’ai des demandes à n’en plus finir. Ç’a vraiment décollé », s’étonne Mme Gauthier, qui a produit 25 masques dans la dernière semaine.

Vis cassée

Mercredi, elle ne pouvait toutefois plus avancer car le bout de la vis qui serre l’aiguille de sa machine était cassé.

« J’étais vraiment pognée », raconte-t‐elle au téléphone.

M. Clavette lui a donc suggéré d’utiliser un bout de support en métal pour faire fonctionner le tout. 

« C’est vraiment incroyable ! », s’exclame-t-elle.

« Il y a des gens qui peuvent tirer avantage [de la crise actuelle] », alors que M. Clavette fait le contraire. Elle a d’ailleurs pris la peine de laisser un commentaire positif sur sa page Facebook.  

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.