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COVID-19: une progression «très lente» qui suscite l’optimisme dans la région de Québec

La région de Québec et l’est de la province n’ont pas atteint leur pic

COVID-19: une progression «très lente» qui suscite l’optimisme dans la région de Québec
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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La progression constante, mais lente de cas de COVID-19 dans la région de Québec et l’est de la province est de bon augure, mais le public doit s’armer de patience pour faire face aux prochains mois, estiment plusieurs experts. 

Hier, la direction de la santé publique de la Capitale-Nationale a recensé 36 nouveaux cas, en plus d’un décès, tandis que la région de Chaudière-Appalaches compte 25 cas supplémentaires. 

« Notre moyenne était environ de 10 cas par jour. Maintenant, c’est plus. Est-ce que ça va continuer comme ça ? On ne sait pas », laisse planer la nouvelle directrice de la santé publique de Chaudière-Appalaches, Liliana Romero, arrivée en poste en pleine crise le 29 mars dernier. 

« C’est une situation où c’est important que les citoyens sachent que ça va durer de longs mois. Une fois arrivés au pic, ça va continuer », précise-t-elle, insistant sur l’importance d’intégrer à la routine les précautions hygiéniques comme le lavage des mains. 

La « bonne nouvelle », c’est que la progression reste « très lente », remarque la patronne régionale, du moins en comparaison de la grande région de Montréal où les personnes contaminées s’ajoutent par centaines chaque jour. 

Immunité collective 

Selon la Dre Romero, le proverbial pic de la courbe devrait ainsi être atteint dans les deux prochaines semaines dans sa région d’intérêt, à condition que la tendance se maintienne.  

« Le fait que ce soit une augmentation progressive lente, ça fait qu’on puisse préparer notre système de santé. C’est très important », rappelle celle qui était jusqu’à récemment au service des maladies infectieuses de la direction de la santé publique. 

Adapter les mesures 

Si Montréal est l’épicentre québécois du virus, les régions sont néanmoins soumises aux mêmes mesures restrictives que la métropole. Le relâchement imminent de ces directives devra se faire selon les particularités régionales, pointe Liliana Romero. 

« Chaque région a sa propre épidémie à gérer. Le sommet de la courbe n’arrivera pas en même temps qu’à Montréal », estime la Dre Cécile Tremblay, microbiologiste--infectiologue au CHUM. 

Quant à l’objectif d’immunité collective, « on en parle beaucoup trop », juge la Dre Tremblay. 

« Il ne faut pas oublier que ça prend un taux assez élevé pour que ça joue un rôle. On parle autour de 60 % de la population, rappelle-t-elle. Ça peut prendre deux, trois ans avant que le Québec ait une immunité collective suffisamment importante pour que ça ait un impact. » 

Au-delà des nombreux scénarios évoqués par les autorités publiques, un fait demeure : le virus ne s’est pas encore complètement dévoilé et plusieurs éléments restent inconnus des scientifiques, prévient le professeur Benoît Barbeau, de l’UQAM 

« Maintenant, il faut voir si les prédictions sont justes et si, en effet, les cas d’infection vont commencer à diminuer. On est dans la bonne direction, mais on ne sait aucunement ce qui peut arriver », souligne l’expert en virologie. 

Encore des dizaines de rassemblements illégaux 

Les consignes d’isolement ont beau être répétées ad nauseam, des dizaines de personnes entêtées ont vu leur témérité être punie au cours du week-end de Pâques dans la région de Québec et à Saguenay. 

La palme pour la municipalité où le plus grand nombre de contraventions a été donné revient à Saguenay ; le service de police y a décerné 19 constats d’infraction depuis vendredi. 

L’ensemble des situations consistait en des rassemblements illégaux, dont l’amende s’élève à 1000 $ pour une première offense, indique le sergent du Service de police de Saguenay, Christian Michaud. 

À Québec, dix contraventions ont été décernées depuis le début du long week-end, « en grande majorité » pour des rassemblements illégaux. Depuis que les corps policiers ont été appelés à faire respecter les consignes de confinement, ce sont 61 constats d’infraction qui ont été remis aux résidents de Québec. 

Sur l’autre rive du fleuve Saint-Laurent, les résidents de Lévis ont causé moins de vagues. Seulement deux situations ont nécessité une réprimande pénale, portant le bilan lévisien à un maigre total de quatre depuis le début de l’application des mesures. 

Des centaines 

Au surplus de leurs collègues des services policiers municipaux, les agents de la Sûreté du Québec (SQ) n’ont pas chômé pour faire respecter les consignes de confinement.  

Depuis jeudi, la SQ a donné 276 contraventions pour des infractions en lien avec les directives pour atténuer la propagation de la COVID-19.  

Le total, qui est ainsi porté à 651 sur le territoire du corps policier provincial, ne dit toutefois pas où ont été commises ces infractions sur le territoire québécois ni quelles mesures ont été enfreintes.   

Loin de montréal, loin de l’éclosion 

67 % Les deux tiers des cas au Québec sont regroupés à Montréal, Laval et dans la Montérégie 

8 % Ces 5 régions présentent seulement 8 % des cas confirmés au Québec  

  • Capitale-Nationale : 480 
  • Chaudière-Appalaches : 272 
  • Saguenay-Lac-Saint-Jean : 161 
  • Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine : 97 
  • Côte Nord : 95  
  • Bas Saint-Laurent : 34 
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