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COVID-19: baisse de revenus en vue pour Montréal

COVID-19: baisse de revenus en vue pour Montréal
Photo d'archives, Agence QMI

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Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Benoit Dorais, anticipe de nombreuses dépenses ainsi qu’une baisse des revenus de la Ville, en 2020, en raison de la COVID-19.  

«Ça se chiffre à combien, la pandémie? Il est trop tôt pour mettre des chiffres, mais on ne se cache pas que [la COVID-19] aura un impact important», a indiqué Benoit Dorais, qui dévoilait mercredi le rapport financier 2019 de la Ville de Montréal.  

Pour l’instant, plus de 5 M$ ont déjà été dépensés en achat de masques, de gel antiseptique et d’autre équipement. La Ville a aussi réservé de l’argent pour des programmes de soutien aux entreprises.  

«C’est sûr qu’il va y avoir une baisse des revenus par rapport à ce qu’on avait budgété», a ajouté M. Dorais, en mentionnant notamment les revenus liés aux droits de mutation immobilière (la fameuse taxe de bienvenue) et les permis de construction.   

En 2019, ces deux postes de revenus ont généré 121 M$ de plus que prévu, ce qui a grandement contribué au surplus de 250,9 M$, dévoilé mercredi par le numéro deux de l’administration Plante.  

En effet, la Ville a dépensé 36 M$ de plus que prévu l’an dernier, mais est sortie de l’année dans le positif grâce à des revenus en hausse et en pigeant 135 M$ dans son surplus déjà accumulé.   

«Il y aura une partie du surplus de 251 M$ qui va aller à la gestion de la présente crise», a indiqué Benoit Dorais, sans toutefois pouvoir avancer un chiffre.   

L’opposition s’inquiète de voir ce surplus grugé rapidement par la crise de la COVID-19. «Avec les revenus qui vont diminuer, il y aura des choix très difficiles à faire», a soutenu le porte-parole d’Ensemble Montréal en matière de finances, Alan DeSousa.   

Il demande à M. Dorais de déposer rapidement une mise à jour du budget.   

Beaucoup d’immobilisations  

Par ailleurs, le bilan financier 2019 indique que plus de 1,8 G$ ont été investis en immobilisations, soit dans les projets à long terme comme les infrastructures routières, sportives ou culturelles.   

En terme budgétaire, la Ville a donc dépensé près 90% de son budget d’immobilisations, alors qu’il y a quelques années à peine, elle ne réussissait à faire que 60% de ces projets.   

«On se rapproche de la capacité maximale de réalisation, a soutenu M. Dorais. On entend stabiliser le taux d’investissements dans les prochaines années.»  

En novembre, notre Bureau d’enquête révélait qu’en mars 2019, la Ville était en voie de dépasser son budget d’immobilisations de 400 M$, ce qui aurait eu des conséquences financières importantes, notamment sur la dette de la Ville.   

Un document daté du 27 mars 2019 que nous avons obtenu indique que les projets déjà en cours à cette date représentaient plus de 100% du budget annuel.   

Ainsi, la direction générale a exigé des fonctionnaires qu’ils mettent le frein sur plusieurs projets, et a revu à la baisse le budget de plusieurs unités.   

En fin de compte, la Ville n’aura pas dépassé ses prévisions, mais a tout de même emprunté plus de 1,6 G$ en 2019, soit plus du double qu’en 2017, révèlent les documents aujourd’hui dévoilés.

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