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Hors des sentiers battus

Julien Roussin-Côté rencontre des gens qui ont choisi la simplicité

Julien Roussin-Côté
Photo courtoisie, UnisTV Julien Roussin-Côté rencontre Bonnie, une entrepreneure nomade qui habite sur l’un de ses trois bateaux-maisons.

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En tournant l’été dernier son émission sur les modes de vie alternatifs, Julien Roussin-Côté savait qu’il tenait un bon filon. Il ne croyait pas si bien dire. La belle vie avec Go-Van trouve un écho particulier alors que la pandémie révèle au grand jour les failles de notre système.

Dans cette série documentaire, diffusée sur Unis TV jusqu’au 21 mai et disponible en ligne, Julien Roussin-Côté sillonne l’est du Canada à la rencontre de gens ayant presque tout quitté pour un mode de vie plus minimaliste. Loin du confort moderne, ils demeurent dans des habitations alternatives comme un bateau, une minimaison ou un van, certains allant jusqu’à vivre en presque autarcie. 

« La crise nous force à réfléchir sur notre mode de vie actuel. Est-ce que le métro-boulot-dodo nous rend heureux ? Le show montre justement que d’autres styles de vie sont possibles pour ceux qui veulent ralentir la cadence et ne pas dépendre autant des autres », explique l’animateur.

Par exemple, le premier épisode présente le quotidien d’une famille de Chaudière-Appalaches qui habite dans une géonef, une maison construite à partir de matériaux recyclés et en partie sous terre. Ses occupants tirent leur énergie de panneaux solaires, récupèrent l’eau de pluie et produisent une partie de leur nourriture grâce à une serre, de quoi en inspirer plusieurs au moment même où il est beaucoup question d’autosuffisance alimentaire dans l’actualité.

« Je voulais que le public rencontre des personnes qui ont réussi à trouver un certain équilibre entre l’environnement, leur famille et leurs valeurs. Ça me semble essentiel d’interpeller les gens sur certains enjeux sans être moralisateur pour alimenter leur réflexion. » 

Résilience

Ayant lui-même tout quitté pour habiter dans un van modifié il y a six ans, Julien Roussin-Côté constate que son style de vie minimaliste l’a rendu plus résilient face à la crise actuelle. 

« Je ne me considère pas comme un survivaliste, loin de là, mais j’ai toujours pensé qu’un mode de vie plus simple me donnait une longueur d’avance. Présentement, je n’ai pas d’hypothèque ou de compte d’électricité à payer. C’est plus facile de composer avec le stress. Évidemment, ces temps-ci, on bouge moins ! »