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Visite d’aidants naturels dans les CHSLD: pas une solution «miraculeuse», selon le Regroupement des aidants naturels du Québec

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Le droit de visite des aidants naturels dans les CHSLD n'est pas une solution «miraculeuse», selon le Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ). 

Le RANQ affirme que les critères du gouvernement Legault «sont très serrés» afin que certains aidants naturels puissent rendre visite à leurs proches confinés en centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) pendant la pandémie de COVID-19.    

«Les critères sont très serrés. C’est que l’on parle d’un nombre très petit de proches aidants, finalement, qui vont pouvoir prêter main-forte, et ça va concerner un nombre d’aînés très petit aussi. On s’entend que ce n’est pas une solution qui va être miraculeuse pour la crise que l’on vit actuellement», a mentionné Mélanie Perroux, coordonnatrice du développement stratégique au RANQ, à l’émission Franchement dit, à QUB radio, mercredi.     

Mme Perroux a expliqué à l’animateur Jonathan Trudeau que plusieurs proches aidants «qui étaient en détresse d’être à la porte des CHSLD et de ne pas savoir ce qui s’y passe» sont très satisfaits de la décision du gouvernement provincial, qui demandera tout de même certaines exigences, comme un résultat négatif à un test de dépistage de la COVID-19 et le respect de la règle de distanciation de deux mètres avec le personnel et les autres patients.    

ÉCOUTEZ l’entrevue de Mélanie Perroux, sur QUB radio:  

«Je pense que le gouvernement, il a été assez clair. Après, je vous dirais, pour avoir travaillé dans des contextes de crise différents, je sais que les directives qui sont écrites sur le papier, elles sont toujours très belles, on essaie de les appliquer, mais arrivées sur le terrain, c’est le branle-bas de combat [...] Ça va être difficile sur le terrain que ces mesures soient appliquées tout le temps.»    

L’inquiétude derrière cette annonce provient surtout du fait que les proches aidants ne sont «pas formés psychologiquement à être confrontés» à ce genre de situations en lien avec la pandémie.    

«Ils vont rentrer tout seuls chez eux avec la lourdeur, la détresse que ça peut occasionner. Ça aussi, c’est un questionnement pour nous de s’assurer qu’en arrière on leur offre du soutien psychologique», a ajouté la coordonnatrice du développement stratégique au RANQ.

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