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Les citoyens se mettent au jardinage pour se nourrir

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Photo Geneviève Quessy

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Semences et terreau s'envolent comme des petits pains chauds en temps de COVID-19. Les citoyens se lancent dans le jardinage, qui est un moyen de contrer l'insécurité alimentaire, selon des intervenants du milieu.  

Les commandes de semences prennent plusieurs semaines à arriver, et les sacs de terre se font difficiles à trouver dans les magasins, a pu constater Le Journal.   

«Les semis sont très populaires en ce moment. Plusieurs producteurs de terre m'ont parlé d'une hausse de 30% de la demande en terre, depuis les dernières semaines, alors il est possible que le terreau soit plus difficile à trouver dans certains endroits. Dès que les centres de jardin pourront ouvrir, la terre sera trouvable partout», soutient Nathalie Deschênes, de Québec Vert, qui regroupe 12 associations professionnelles du secteur horticole.   

L'intérêt pour le jardinage est un mouvement bien réel et qui risque de durer, selon Maud Fillion, directrice des Amis du Jardin botanique de Montréal, qui offre des cours de jardinage au public.    

  

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Photo Geneviève Quessy

  

«Quand les Amis du Jardin botanique ont été fondés, en 1975, la tendance était plutôt à l'horticulture ornementale, mais en ce moment, l'intérêt des gens se tourne vers les plantes comestibles, et l'industrie se transforme en fonction de ça. Le citoyen a le désir de se réapproprier la terre, de créer ses propres aliments. Il y a une grande fierté autour du fait de récolter ses légumes.»   

Les aménagements comestibles sont de plus en plus prisés. Guillaume Pelland, fondateur de Paysage Gourmand, une entreprise de Rawdon qui crée des plates-bandes de plantes esthétiques, tout en étant comestibles, le constate clairement ce printemps.    

«J'attribue ça à un certain éveil, mais aussi à un besoin de se rassurer face à une situation qui compromet la sécurité alimentaire que certains tenaient pour acquise.»   

Les petits plants qu'on pourra transplanter au jardin vers le début juin devraient être disponibles bientôt dans les magasins.    

«Les centres de jardins attendent le go du gouvernement pour ouvrir leurs portes, ce qu'on aimerait voir arriver avant le 4 mai. Les serres sont pleines de petits plants, on n'en manquera pas», affirme Nathalie Deschênes de Québec Vert.