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CHSLD Herron: elle meurt deux mois après avoir emménagé, la famille raconte

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Au moment d’emménager au CHSLD Herron de Dorval en février, Mary Schneider, une nonagénaire, était semi-autonome. À peine deux mois plus tard, la dame est morte de la COVID-19.  

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Néanmoins, sa famille n'entend pas en rester là, elle a intenté un recours collectif contre l’établissement, pour dénoncer «la négligence» dans la résidence. 

«On savait absolument rien de ça, nous autres, ce qui se passe ici. On n'avait pas de communication avec personne», critique Andy Deak, le gendre de Mme Schneider. 

Si des efforts sont faits actuellement pour redresser la situation à la Résidence Herron, c’est tout un contraste avec ce qui s'est produit dans la résidence de la mi-mars au début avril, alors que 31 résidents sont décédés, dont cinq confirmés des suites du coronavirus.  

Parmi eux, Mary Schneider, 93 ans, qui a rendu son dernier souffle dans des circonstances atroces, selon sa famille. 

Avant d’emménager dans le CHSDL, Mme Schneider était autonome. Elle n'avait pas de problème de santé jusqu'au début janvier, alors qu'elle a fait une mauvaise chute. Par la suite, elle devait se déplacer avec une marchette. Elle avait de la difficulté à s'habiller, à se laver.  

Elle est donc venue s'établir au CHSLD Herron le 18 février. Le 24 mars, alors que la crise de la COVID-19 battait son plein et qu'il y avait confinement, la famille n'arrivait plus à la joindre.  

Le 8 avril, sa fille a reçu un appel confirmant qu'elle était atteinte de la COVID-19. Le 9 avril, une infirmière a communiqué avec elle pour lui dire que sa mère était anormalement amaigrie et déshydratée.  

Et c'est le 10 avril que la famille a appris qu'elle était décédée. 

«Il y a quelque chose d'autre qui se passe ici. Plus gros que le virus. [Il y a de] la négligence», ajoute M. Deak.  

Ainsi, le recours collectif vise la Résidence Herron, ses propriétaires et ses administrateurs. 

«Des personnes qui travaillaient au centre d'hébergement ont laissé leur poste. Ces personnes âgées, vulnérables, les plus vulnérables dans notre société, ont été laissées seules, sans aide», explique Me Arthur Wechsler, avocat chez Kugler Kandestin. 

Pour l'avocat à l'origine du recours collectif, les conditions de fin de vie de madame Schneider étaient dégradantes et inhumaines. 

«Il y a une entente. Il y a l'obligation contractuelle de donner des soins à des personnes qui sont résidentes dans l'hébergement. Et pour nous, il y avait énormément un manque d'obligations», affirme M. Wechsler. 

Selon l'avocat, tous les résidents et successions de ceux qui ont perdu la vie à la Résidence Herron font partie de ce recours collectif.

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