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«Il y a une familiarité entre la Chine et l’OMS»

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Sur le fond, Donald Trump n’a pas eu tort de suspendre la contribution des États-Unis à l’Organisation mondiale de la santé, selon un expert en politique internationale.

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François Audet, directeur de l'Institut d'études internationales de Montréal de l'UQAM, croit lui aussi que l’OMS est trop proche de la Chine.

«L’OMS a des ratés très certainement. On sait notamment que le directeur général actuel de l’OMS a été soutenu par Pékin. Il est l’ancien ministre éthiopien des Affaires étrangères et il avait énormément de lien avec la Chine. Il y a une familiarité entre la Chine et l’OMS», a souligné M. Audet en entrevue à TVA Nouvelles.

Selon lui, cette proximité pose des problèmes. C’est encore plus vrai quand des erreurs sont commises, comme c’est le cas dans la gestion de la crise actuelle.

«L’OMS a été particulièrement conciliante pour avoir accès aux données sur le terrain, et a fait passer la Chine pour un bon joueur dans les premières semaines de la crise. Au contraire, elle aurait dû être beaucoup plus proactive et même coercitive en imposant à la Chine de partager l’information sur la situation», a-t-il ajouté.

Pour François Audet, il ne fait aucun doute qu’une réaction plus rapide aurait pu limiter les effets de la COVID-19 partout dans le monde. Les différents gouvernements auraient ainsi pu adopter plus rapidement des mesures visant à éviter la propagation.

Beaucoup d’opacité en Chine

Dans les derniers jours, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer le manque de transparence de la Chine dans ce dossier. Parmi les éléments qui soulèvent la suspicion, il y a le bilan des morts dans ce pays. Cette difficulté à obtenir l’heure juste de la Chine n’est toutefois pas une première.

«Ce n’est pas propre à la situation du virus actuel. Malheureusement, c’est bien documenté que le système en place a toujours eu comme tendance à cacher l’information. Des anciens ambassadeurs l’ont dit, des anciens chercheurs, des médecins, etc. Là, on se rend compte des conséquences de ce système non ouvert», a analysé François Audet.

«Dans toute cette histoire, qui est très certainement la crise la plus importante que l’humanité rencontre depuis la Deuxième Guerre mondiale, la Chine est en cause. Tôt ou tard, le gouvernement chinois aura des comptes à rendre», croit-il.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.