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COVID-19: Des faux remèdes d’ici et d’ailleurs dont vous devez vous méfier

COVID-19: Des faux remèdes d’ici et d’ailleurs dont vous devez vous méfier
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Certains sont inoffensifs et farfelus, d’autres sont absolument nocifs, voire mortels: les faux remèdes miracles, totalement inefficaces pour se protéger ou guérir de la COVID-19, abondent sur le web. La désinformation se propage aussi rapidement que le virus et certains sites malveillants en profitent même pour vendre de faux médicaments afin d’accéder à vos informations bancaires.  

• À lire aussi: COVID-19: la course aux remèdes

DE FAUX REMÈDES «INOFFENSIFS»  

1. Le chaud  

Inutile de prendre des bains chauds, des bains de soleil ou d’élever le chauffage de votre maison, cela ne vous protégera pas de la maladie. Une information, faussement attribuée à un compte Twitter d’UNICEF avait pourtant laisser croire qu’une exposition au soleil tuerait le virus et qu’à l’opposé, il valait mieux éviter la crème glacée. Des utilisateurs de l’application Whatsapp avaient largement répandu la fausse nouvelle, tellement que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dû intervenir.    

COVID-19: Des faux remèdes d’ici et d’ailleurs dont vous devez vous méfier
Capture d'écran

Fait à savoir, l’augmentation de la température corporelle qui se transpose en fièvre aide à lutter contre les virus. Toutefois, ce mécanisme est déclenché par notre organisme lui-même. La chaleur extérieure à notre corps n’a donc aucun effet sur les virus.   

Par ailleurs, il n’est pas encore certain que la propagation de la COVID-19 soit ralentie par les variations saisonnières de température, bien que, selon une étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT), la majorité des épidémies de coronavirus passées sont survenues dans des pays avec des températures plus basses. Néanmoins, la propagation actuelle de la COVID-19 dans les pays chauds est surprenante.   

2. Les potions miraculeuses  

COVID-19: Des faux remèdes d’ici et d’ailleurs dont vous devez vous méfier
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Solution saline pour le nez, tisane d’herbes médicinales, boissons à base de vinaigre, de zinc ou d’argent: aucune potion miracle ne peut vous protéger de la COVID-19. Il en est de même pour l’urine d’humain ou de vache, tel que promu par des militants hindous lors d’une fête à New Delhi en mars dernier. Que ce soit pour boire, désinfecter des surfaces ou s’enduire le corps, l’urine ne tue pas les virus et pourrait même contenir des petites quantités de matières virales ou bactériennes.   

3. Les produits naturels et les huiles essentielles  

Aucun produit de santé naturel ne permet pour l’instant de vous protéger du virus. Même si certaines huiles essentielles comme celle d’eucalyptus ou de ravintsara ont des propriétés antivirales, rien ne prouve qu’elles sont efficaces contre la maladie.   

Au Québec, la compagnie Maison Jacynthe a été vigoureusement critiquée par des pharmaciens et des médias pour avoir relayé sur les réseaux sociaux un article proposant un «protocole naturel anticoronavirus» qui faisait la promotion des huiles essentielles.   

4. Les autres vaccins  

Mythe listé par l’OMS: vos vaccins contre le pneumocoque ou la grippe saisonnière ne diminueront pas vos chances de contracter la COVID-19. Seule bonne nouvelle, vous n’aurez pas la grippe cette année!   

5. L’aliment magique  

Nombreux nutritionnistes ont uni leur voix à celle de l’OMS pour démentir une rumeur basée sur des études antérieures, voulant que l’ail, grâce à sa propriété antimicrobienne, protège de la COVID-19. Malheureusement, aucun aliment magique ne peut prévenir ou soigner la maladie, mais une alimentation saine et variée demeure la clé pour une bonne santé.   

DE FAUX REMÈDES «DANGEREUX»  

6. Rayons et lampes UV  

Les rayons ultraviolets (UV) peuvent tuer jusqu’à 99,9% des virus, bactéries, microbes et champignons. Plusieurs compagnies, notamment en Chine, utilisent la lumière dite UVC lointaine, conçue de façon artificielle, pour désinfecter des véhicules, des hôpitaux ou des épiceries contaminés. Toutefois, un usage personnel peut s’avérer risqué. Le site officiel du gouvernement fédéral prévient qu’une exposition aux rayons UVC, même à faible dose, peut être néfaste pour votre peau et vos yeux.   

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Benoît Barbeau, professeur au département des sciences biologiques de l’UQAM, affirme aussi que «les lampes UV perdent graduellement leur efficacité avec le temps, même si la lampe semble toujours fonctionner». Il préconise d’autres moyens pour décontaminer les surfaces, comme le détergent.   

7. Méthanol et eau de javel  

Comme rapporté par de nombreux médias internationaux, en Iran, des centaines de personnes ont perdu la vie en raison d’une intoxication au méthanol, car ils ont cru une rumeur catastrophique stipulant que l’absorption d’alcool permettait de neutraliser le coronavirus. Quelques millilitres de méthanol peuvent entraîner la cécité et de 80 à 150 millilitres peuvent s’avérer mortels, selon le Conseil canadien de la sécurité. L’eau de Javel est aussi poison et devrait être utilisée seulement comme désinfectant.   

8. Cocaïne  

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Capture d'écran

Fruit d’un internaute nigérian utilisant un générateur de fausses nouvelles, le montage d’un bandeau d’alerte où l’on pouvait lire «Cocaine kills coronavirus (la cocaïne tue le coronavirus)» a fait le tour du web en février dernier. La mauvaise blague, qui a pris des proportions démesurées, a dû être démentie par le ministère de la Santé en France et par l’OMS.  

QUAND LA MAFIA S’EN MÊLE   

Une vaste opération contre le trafic de médicaments falsifiés, liés au coronavirus, est présentement menée par Interpol et soutenue par l’OMS. En une semaine seulement, 121 arrestations dans 90 pays ont été enregistrées, permettant de saisir l’équivalent de 14 millions $ en produits pharmaceutiques dangereux.   

Les médicaments et produits sanitaires contrefaits sont devenus une sphère d’activité clé pour les groupes criminels en raison de la pandémie. Faux tests de dépistage, faux vaccins, antipaludiques, tels que la chloroquine et l’hydroxychloroquine, paracétamol, ibuprofène et autres médicaments viraux inondent les marchés de produits contrefaits. L’OMS appelle à une grande prudence puisque certains faux médicaments pourraient être contaminés par des substances très toxiques.   

ATTENTION À LA FRAUDE EN LIGNE  

Les tentatives d’hameçonnage liées à la COVID-19 sont nombreuses, les fraudeurs se servant de la peur des internautes pour «vendre» des médicaments. La firme de cybersécurité NormShield a comptabilisé 362 nouveaux domaines suspects entre janvier et mars où l’on fait mention de traitements contre la COVID-19. Ces sites récoltent plutôt les informations de crédit des victimes dans le but de les frauder.  

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Toujours selon NormShield, 61% des noms de sites internet frauduleux liés au coronavirus contiennent les termes «chloroquine» et «hydroxychloroquine». Attention! Certains sites vont même jusqu’à imiter les pages officielles gouvernementales pour paraître parfaitement crédibles et faire plus de victimes.   

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Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.