/lifestyle/techno
Navigation

Petite histoire du divertissement maison

Petite histoire du divertissement maison

Coup d'oeil sur cet article

En collaboration avec  

Les prouesses technologiques transforment sans cesse les joies du divertissement maison: de la télé à la radio, des jeux vidéo aux balados, l’expérience se raffine, modifiant au passage notre manière de voir et de créer notre monde. Ce plaisir partagé pour la découverte et le divertissement ne date pas d’hier. Voyons pourquoi.
  

Pour jouer d’la belle musique  

Dans notre grand pays, l’histoire de l’enregistrement sonore commence en 1878 par une démonstration du phonographe d'Edison — l’arrière-arrière-arrière-grand-père de Spotify —, à la résidence du gouverneur général. Le divertissement musical s’invite ensuite dans les familles avec l’arrivée du gramophone, suivi des 78 tours, puis des tourne-disques, des magnétophones, des lecteurs de cartouche à huit pistes et, enfin, des baladeurs (Walkman). Ils seront éclipsés par la numérisation — sur support physique ou infonuagique. Et depuis plus de 100 ans, la radio rayonne encore partout, merci à Guglielmo Marconi, qui a découvert les ondes électromagnétiques.     

Réunion de salon  

En 1933, pour contrer le règne des radios américaines, le Canada crée une société d’État de radiodiffusion. Le premier bulletin de nouvelles date de 1936; les émissions agricoles et les radioromans suivront peu après.
  

À l’antenne durant 22 ans, la série dramatique Un homme et son péché surgit dans le quotidien des familles réunies autour du gros meuble en bois. Même chose pour les matchs du Canadien, qu’on regarde au (très) petit écran, en noir et blanc, dès 1953.    

  

La magie de la boîte à images  

L’invention de la télé, aussi nommée radiovision, est attribuée à John Baird en 1926. Il recourt à un système de décomposition, puis de reconstitution de l’image. La télé devient toutefois électronique dès 1934, ce qui nous mène aux systèmes ultraperformants que l’on connaît.
  

Il faut attendre jusqu’aux années soixante pour profiter du luxe du téléviseur en couleur. Les décennies suivantes, la vie familiale et l’expérience s’enrichissent grâce à l’arrivée de la télécommande, du magnétoscope et du DVD. En parallèle, les écrans s’agrandissent et les chaînes se multiplient.     

Contenu et divertissement local   

En 1952, on compte 7000 téléviseurs à Montréal. Les appareils captent les ondes des États-Unis. Cet été-là, la station CBFT teste la diffusion d’un match de baseball des Royaux de Montréal. Quelques jours plus tard, les heureux propriétaires de télé découvrent Pépinot et Capucine, qui devance d’une année l’énorme succès de La Famille Plouffe.
  

Télé-Métropole (TVA), à vocation plus familiale et rassembleuse, est lancée en 1961, amorçant une ascension rarement vue en termes de parts de marché. Souhaitant promouvoir la culture et l’éducation, le gouvernement du Québec lancera Radio-Québec (aujourd’hui Télé-Québec). Depuis, les chaînes prolifèrent, proposant des contenus qui accompagnent le mode de vie des Québécois.     

  

La vie est un jeu   

Les années cinquante marquent aussi les débuts des jeux vidéo. Le tout premier, OXO, un jeu de tic-tac-toe, arrive en 1952. Pong, en 1972, puis Space Invaders en 1978, envahissent l’écran et les salles d’arcade.
  

Les consoles prolifèrent dans les chaumières avec l’Odyssey, de Magnavox, Atari, ColecoVision, etc. D’autres générations se succèdent avec l’arrivée des japonaises Nintendo, Sega et Sony.     

Le divertissement montréalais   

À ce chapitre, les centaines de studios de production de jeux enrichissent grandement l’industrie culturelle. Au Québec, dès 1997, Ubisoft Montréal, avec ses prodigieux Prince of Persia et Assassin's Creed, amorce son ascension vers le titre de plus grand studio de développement de jeu vidéo au monde. Plusieurs autres studios fleurissent depuis, y compris à Québec.
  

L’an dernier, un rapport de l’Association canadienne du logiciel de divertissement affirmait que le Canada est le pays où le jeu vidéo est le plus populaire par habitant. Étonnant? Pas tant, car chez nous, le jeu, tout comme le divertissement maison, c’est du sérieux!