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Une nouvelle initiative pour aider les femmes victimes de violence conjugale

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En période de confinement, le risque de subir de la violence conjugale est encore plus important. C'est pourquoi l'organisme La Débrouille, qui dessert Rimouski-Neigette-La Métis, a mis en place vendredi une nouvelle initiative dans les pharmacies de la région pour permettre aux femmes qui subissent de la violence conjugale de demander de l'aide à un membre du personnel, en toute confidentialité.  

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«On s'est inspiré de ce qui se faisait ailleurs, notamment en France pendant la pandémie, où les pharmaciens sont devenus des personnes-ressources pour les femmes victimes de violence conjugale, pour que, lorsqu'elles ont besoin de sortir de la maison, elles puissent avoir des moyens pour passer un appel discrètement», explique la coordonnatrice et cogestionnaire de l'organisme, Marie Beauchesne.  

Entre les mois de février et mars, le niveau d'appels a diminué d'environ 10% et a encore décliné lors des deux dernières semaines, selon la cogestionnaire. Des données qui inquiètent sachant que, selon une étude réalisée par l'Organisation des Nations Unies (ONU), une femme sur cinq est victime de violence conjugale.  

En cette période plus difficile, la précarité financière, le stress, la diminution du cercle social et les problèmes familiaux peuvent s'accentuer, ce qui augmente le risque de comportement violent. Un mouvement s'installe dans toutes les maisons d'hébergement du Québec pour trouver des solutions et apporter davantage de soutien aux victimes.  

«On constate une baisse d'appels dans les maisons d'hébergements partout au Québec. Alors qu'on pourrait penser qu'on reçoit plus d'appels à La Débrouille, c'est le contraire... on se demande ce qui se passe derrière les portes closes», ajoute-t-elle.  

Les pharmacies apportent leur aide  

Les pharmacies participantes au projet de La Débrouille ont également installé des affiches à l'intérieur et à l'extérieur de leurs bâtiments afin d’indiquer le numéro de téléphone à composer pour joindre rapidement l’organisme. 

«S'il y a une femme en difficulté, elle nous fait un petit mot ou un petit signe et on peut la diriger vers un endroit sécuritaire pour téléphoner à La Débrouille», mentionne Marie-Josée Lavoie, l'une des pharmaciennes copropriétaires du Uniprix de l’avenue de la Cathédrale, à Rimouski.  

Une femme ayant subi de la violence conjugale rencontrée par l'équipe de TVA Nouvelles tenait à passer un message aux femmes qui, comme elle, auraient besoin d'aide.  

«Je ne serais pas là aujourd'hui si je n'avais pas La Débrouille. J'étais tellement timide, tellement renfermée que je n'étais même plus capable de dire un mot à une personne étrangère. Maintenant, ça avance tranquillement. N'hésitez pas à demander de l'aide, parce que c'est la meilleure chose qu'on puisse faire, la meilleure solution pour s'aider à se reprendre en main», confie Hélène, qui a fait appel à La Débrouille il y a environ deux ans.  

Pour le moment, trois succursales de Rimouski ont accepté le partenariat avec La Débrouille: le Jean Coutu sur le boulevard Jessop, la pharmacie Uniprix sur l'avenue de la Cathédrale et le Proxim sur le boulevard Saint-Germain. À Mont-Joli, les pharmacies Uniprix et Brunet, qui fonctionnent à huis clos et par livraison uniquement, ont aussi accepté d'afficher les coordonnées de l'organisme sur leurs portes d'entrée à l'extérieur. La Débrouille espère pouvoir élargir ses partenariats avec toutes les pharmacies de la région pour venir en aide à un plus grand nombre de femmes.  

Si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à contacter les services qui sont disponibles en tout temps pour vous répondre. 

La Débrouille: 418 724-5067 

SOS violence conjugale: 1 800 363-9010