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Mesures sanitaires: «les billets d’avion risquent d’être plus chers»

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Les différentes mesures sanitaires qui sont mises en place par les transporteurs aériens ou qui le seront prochainement transformeront l’industrie, mais risquent surtout de faire augmenter le prix des billets d’avion.   

C’est du moins ce qu’estime le président de Vol en retard, Jacob Charbonneau. «On peut s’attendre à ce qu’il y ait plusieurs mesures qui vont être mises en place au niveau du transport aérien, notamment des mesures de distanciation», explique-t-il.   

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec Mehran Ebrahimi, directeur de l'Observatoire de l'aéronautique et de l'aviation civile et professeur, à QUB radio:

Certaines restrictions ont d’ailleurs déjà été instaurées dans certaines compagnies aériennes. Depuis lundi, les passagers à bord des vols d’Air Canada ont l’obligation de porter un masque pour pouvoir monter à bord des appareils de l’entreprise.   

«Le port du masque, c’est un moindre mal, à condition qu’on forme bien les gens sur comment le mettre, comment l’enlever, comment l’utiliser», affirme M. Charbonneau.   

Mais ce dernier s’inquiète davantage de l’impact qu’aurait l’instauration d’autres mesures, comme la distanciation dans les avions, sur le portefeuille des voyageurs.   

«Si on met d’autres mesures de distanciation, donc si on sépare les gens et qu’on met plus d’espace entre les gens, et bien c’est sûr que si on embarque moins de gens dans les avions, on peut s’attendre à ce que le prix des billets grimpe en conséquence», souligne-t-il.   

Les consommateurs canadiens désavantagés  

Le président de Vol en retard dénonce également le fait que l’Office des transports du Canada n’impose pas le remboursement complet des billets d’avion, plutôt que l’octroi de simples crédits.   

«La Commission européenne a tranché. Les lignes aériennes doivent rembourser. Et même avec ce règlement-là qui est en place, les gens ont de la difficulté à avoir un remboursement. C’est la même chose aux États-Unis. Le département de transport aux États-Unis a tranché et les gens doivent être remboursés», soutient Jacob Charbonneau.   

La distribution de crédits par les compagnies aériennes cause plusieurs désavantages et soulève plusieurs questions pour les consommateurs canadiens.   

«Est-ce que toutes les destinations qui sont desservies de façon directe ou indirecte présentement vont l’être encore? Est-ce que toutes les lignes aériennes vont exister? Est-ce que les gens vont toujours vouloir voyager? Est-ce qu’ils vont avoir encore les moyens de voyager? Il y a plusieurs questions que ça soulève», fait-il remarquer.   

Certaines personnes ont aussi besoin de cet argent en cette période difficile.   

«Il y a des gens qui ont vraiment besoin de ces montants d’argent là et on parle souvent de montants de plusieurs milliers de dollars. Présentement, les gens ont perdu leur emploi et ont besoin de ces liquidités-là, mais là, c’est les lignes aériennes qui gardent ce montant-là», dénonce M. Charbonneau. 

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.