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COVID-19: des camionneurs obtiendront des crédits sur leurs primes d’assurance

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À défaut d’avoir obtenu le report des paiements d’immatriculations de la part de Québec, les camionneurs du Québec auront droit à des allégements de la part de leurs assureurs.

Même si le camionnage est considéré comme un service essentiel en ces temps de crise, des flottes entières de véhicules sont à l’arrêt, tout comme les secteurs dont ils transportent les marchandises.

«Ce qu’on voit en ce moment, c’est l’alimentaire principalement. Mais ce n’est qu’un segment de notre industrie. La construction ne marche pas, le transport de voiture ne marche pas, le transport de pièces ne fonctionne pas, il y a beaucoup de transporteurs qui sont au rencart», a déploré le président-directeur général de l’Association du camionnage du Québec, Marc Cadieux.

Depuis quelques années, les camionneurs sont affectés par une hausse importante de leurs primes d’assurance, a indiqué M. Cadieux. Maintenant que les entreprises sont à l’arrêt, plusieurs risquent d’être étranglées par les coûts de leurs polices.

Grâce au travail de courtiers d’assurance appelés en renfort, l’ACQ a réussi à obtenir des concessions de la part des assureurs pour ses membres aux prises avec d’importantes difficultés financières.

Ainsi, les camionneurs pourront bénéficier d’un crédit sur les coûts d’assurances des camions de leurs flottes qui resteront remisés le temps des mesures de confinement. Ces camions pourront, par exemple, être assurés uniquement contre les feux et le vandalisme, et non pas pour tous les types de risques.

Aussi, les grandes entreprises de camionnage dont les coûts d’assurance sont calculés en fonction du kilométrage ou du revenu de leurs véhicules n’auront plus besoin de payer un prix minimum pour leurs couvertures.

Malgré cette aide inespérée de la part des assureurs, Marc Cadieux ne se fait pas d’illusions.

«C’est sûr qu’il y en a qui ne traverseront pas cette tempête. Des jeunes entreprises ou d’autres pas nécessairement si jeunes que ça, mais qui ont réinvestis grandement dans les dernières années», a-t-il expliqué.

Difficile toutefois de chiffrer ces pertes puisque les entreprises de camionnage sont peu enclines à révéler qu’elles sont en difficultés, de peur de céder du terrain à leurs compétiteurs.