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COVID-19: des patients devant se soumettre à la dialyse mécontents à l'Hôpital de Chicoutimi

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SAGUENAY – Recevoir des traitements de dialyse n'est déjà pas facile pour les patients, alors imaginez avec la situation de la COVID-19. 

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Ces personnes fragiles et vulnérables doivent se rendre plusieurs fois par semaine à l'hôpital, les traitements de dialyse étant essentiels pour assurer leur santé. 

C'est le cas de Rébeca Boily. La femme de 36 ans doit se présenter trois fois par semaine à l'Hôpital de Chicoutimi, à Saguenay. Chacun de ses traitements est d'une durée de quatre heures. 

Depuis vendredi dernier, l'inquiétude de Mme Boily et des autres patients en dialyse a encore augmenté d'un cran, en raison d'une décision prise à l'Hôpital de Chicoutimi. 

C'est que les patients ne peuvent plus accéder directement à la salle de dialyse, car la porte extérieure qu'ils utilisent normalement a été fermée à la circulation. Ils sont maintenant contraints d'utiliser l'entrée principale. C'est le seul accès possible pour tout l'hôpital. 

«Nous, on entrait par la porte où il y a les prises de sang [centre de prélèvement]. Quand on rentrait, on pouvait avoir accès directement à nos traitements. On n'avait pas à marcher dans les couloirs et à travers l'hôpital. Je trouvais que les risques étaient moins élevés. Mais là, c'est plus stressant, c'est sûr, on est à plus haut risque. On marche plus, on rencontre plus de monde», explique Mme Boily. 

Elle ne comprend pas cette décision. La majorité des patients en dialyse sont des personnes âgées. Certains se déplacent avec une canne. D'autres utilisent une marchette. 

«Ils ont d'autres problèmes aussi, ils ont des problèmes cardiaques... Marcher tout ça, ce n'est pas évident pour eux autres. Il me semble qu'on devrait protéger nos aînés, ils n'arrêtent pas de le dire tout le temps.» 

D'autant plus que les patients doivent se débrouiller seuls. Les accompagnateurs ne sont plus autorisés. 

Rébeca Boily a amorcé le processus pour déposer une plainte officielle. 

Mercredi, pendant notre tournage, le CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean affirmait que le problème était réglé. Pourtant, Mme Boily venait tout juste de vivre, une autre fois, la même situation.

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