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Tuerie en Nouvelle-Écosse: la GRC se préparait à envoyer une alerte d'urgence

Tuerie en Nouvelle-Écosse: la GRC se préparait à envoyer une alerte d'urgence
AFP

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DARTMOUTH, N.-É. – Critiquée pour ne pas avoir envoyé une alerte d'urgence lors de la cavale meurtrière en Nouvelle-Écosse qui a fait au moins 22 victimes, la GRC a expliqué, mercredi, qu'elle était sur le point d'en envoyer une lorsque le suspect a été retrouvé et abattu.  

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Dès samedi soir, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) s'était tournée vers Twitter pour annoncer qu'elle enquêtait sur des coups de feu survenus à Portapique. La GRC a ensuite détaillé, toujours sur Twitter, le cours de son opération policière lorsqu'elle a constaté l'ampleur de celle-ci et que le suspect avait sévi à plusieurs endroits. 

Le service d'alerte publique de la Nouvelle-Écosse a finalement proposé, à 10h40, heure locale, d'envoyer une alerte à la grandeur de la province sur toutes les plateformes, incluant sur les cellulaires, à la télévision et à la radio. «Nous étions en train de préparer une alerte quand le suspect a été abattu par la police», a expliqué le superintendant Chris Leather de la GRC de la Nouvelle-Écosse. 

«Les communications ont été fournies avec les meilleures et plus exactes informations que nous avions», a ajouté M. Leather. 

M. Leather a fait valoir que les informations publiées sur le compte Twitter de la GRC avaient été relayées par les médias, tant locaux que nationaux par la suite, leur offrant ainsi plus de visibilité. Le recours à Twitter est une procédure standard pour la GRC de la Nouvelle-Écosse afin de donner des informations sur un événement en cours, a ajouté la police fédérale. 

La GRC s'est retrouvée sous le feu de critiques, dans les derniers jours. Plusieurs citoyens, notamment des proches des victimes, ont témoigné dans les médias locaux pour déplorer que la GRC n'ait pas été plus proactive pour alerter la population de la présence d'un tireur actif à Portapique. Certains ont notamment fait remarquer que ce n'est pas tout le monde qui a un compte Twitter, voir accès à internet. 

Selon toute vraisemblance, des victimes ont été abattues alors qu'elles tentaient d'aller voir comment se portaient leurs voisins, alors qu'au moins cinq résidences ont été incendiées et que des coups de feu continuaient à retentir. 

Loup solitaire 

Par ailleurs, la GRC a confirmé, mercredi, que le présumé auteur de la tuerie, Gabriel Wortman, un denturologiste de 51 ans, a bel et bien agi seul lors de sa cavale meurtrière. 

À ce jour, la GRC croit que le suspect a fait 22 victimes, incluant l’agente Heidi Stevenson. De plus, un civil a dû se rendre à l'hôpital après avoir été blessé, mais a depuis obtenu son congé, a dévoilé la police fédérale mercredi. 

Un autre policier, Chad Morrison, a été blessé, mais a pu quitter l'hôpital dès dimanche.