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Est-ce le moment d’adopter le tourisme #vanlife? Deux jeunes entrepreneurs croient que oui

Est-ce le moment d’adopter le tourisme #vanlife? Deux jeunes entrepreneurs croient que oui

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Depuis le temps, on s’est habitués aux mesures de sécurité qui ont changé notre façon de voyager après septembre 2001. Mais considérant les questions de santé et le triste état des compagnies aériennes, on se doute bien que le tourisme subira de nouveaux bouleversements.  

Comme d’autres industries, le tourisme de la province devra compter sur l’engouement autour de l’achat local pour rattraper le manque à gagner.   

Peut-on donc envisager un âge d’or des excursions de proximité et des road trips?    

  

  

Avec l’été qui approche, Laurie Brousseau et Jérôme Tremblay, les deux fondateurs de Vangabonds, espèrent justement inciter plus de Québécois à opter pour l’expérience du campervan.    

Les deux amateurs de plein air ont eu la piqure de la #vanlife en 2015 après des voyages aux quatre coins du continent.    

«On a commencé à louer notre premier campervan l’an dernier puisqu’on n’avait pas assez de congés pour en profiter, raconte Laurie. Ça a tellement bien fonctionné qu’on devait refuser des offres. C’est pour ça qu’on a décidé d’en flipper d’autres pour répondre à la demande.»   

  

  

  

  

En moyenne, les Vangabonds facturent 140$ par jour, et des rabais peuvent s’appliquer pour les locations de longue durée.    

Le tout fonctionne sur un modèle qui s’apparente à Airbnb comme l’indique Jérôme : «Pour tout ce qui touche au paiement, aux assurances et aux contrats de location, on fait affaire avec RVezy, qui est comme un Airbnb pour les vans et les roulottes.»    

  

  

Selon les deux entrepreneurs dans la vingtaine, l’expérience du campervan, ou de la #vanlife, s’adresse aux voyageurs en manque de liberté et se distingue grandement du transport en gros «winnebago».    

  

  

Laurie : «Notre clientèle est tellement variée. Il y a beaucoup de jeunes comme nous ou un peu plus vieux, mais on a eu un couple de retraités qui voulaient traverser la Côte-Nord avec leur chien. Peu importe l’âge, ça rejoint tout le monde qui veut vivre dehors, visiter les parcs nationaux et faire du plein air.»   

Jérôme : «On sent un engouement pour la liberté. Quand tu voyages en campervan, t’as moins besoin d’avoir un itinéraire précis en fonction des hôtels. Tu peux t'arrêter pas mal où tu veux. Alors on vise les gens qui veulent de l’aventure. Nos vans ne sont pas conçues pour y passer la journée où s’y tenir debout.»   

  

  

Toutefois, ils ne recommandent pas de s’arrêter n’importe où pour dormir et rappellent l’importance d’être respectueux. À ceux qui se mettront à la vanlife cet été, ils suggèrent l’application iOverlander afin d’obtenir les conseils d’autres adeptes qui ont identifié des endroits gratuits et sécuritaires pour s’installer.    

À ce jour, la crise n’a pas eu trop d’impact négatif sur Vangabonds, et comme Laurie l’explique, le couple espère que la popularité de la vanlife continuera de prendre de l’ampleur.    

«On a eu des annulations de touristes européens qui prévoyaient visiter la Gaspésie en juin. Mais sinon, c’était surtout des Québécois et on a même reçu de nouvelles réservations pour septembre. Pour l’instant, tout va bien et on croise les doigts. Éventuellement, on pourrait en faire un projet à longueur d’année et augmenter notre flotte.»

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