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Gallagher: la victoire d’abord

À un an de la conclusion de son contrat, Gallagher recherche un environnement gagnant avant les millions

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Photo d'archives, Ben Pelosse Malgré les difficultés du Canadien au cours des dernières saisons, Brendan Gallagher a réitéré sa confiance dans le groupe de joueurs présents à Montréal.

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Brendan Gallagher a le cœur gros comme le Centre Bell, il se sacrifie toujours pour le bien de l’équipe et il marque des buts. Des qualités indéniables qui ressortiront dans ses prochaines négociations avec Marc Bergevin.  

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Le fougueux attaquant, qui fêtera ses 28 ans le 6 mai, représentera l’un des dossiers prioritaires de Bergevin durant la saison morte, même si on ne connaît toujours pas le moment où la saison actuelle prendra fin.  

À l’image de ses deux compagnons du premier trio, Phillip Danault et Tomas Tatar, le numéro 11 jouera la dernière année de son contrat lors de la saison 2020-2021, et il pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet 2021.   

De sa résidence de Tsawwassen, en Colombie-Britannique, Gallagher a parlé de cette réalité durant une très généreuse entrevue téléphonique avec les collègues montréalais, jeudi.  

« Il s’agira d’établir les priorités. Pour moi, le plus important, c’est de gagner, a dit le petit ailier droit. Tout le monde aime faire de l’argent et être dans une bonne ville. Il s’agit de choses importantes. Mais tu dois comprendre ce qui prime et pour moi, c’est de gagner. Je n’ai pas encore beaucoup pensé à ça. Je jouais. Maintenant, il y a un peu plus d’incertitude. On ne sait pas quand on reviendra au jeu. J’aurai des décisions à prendre dans le futur. Je regarderai mes priorités. Mais je veux être un gagnant. » 

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Photo d'archives, Martin Chevalier

  

La foi en l’équipe 

À plusieurs reprises, Gallagher a insisté sur la notion de gagner, d’implanter une culture gagnante. Carey Price et Shea Weber ont déjà tenu ce discours au cours des derniers mois. À Montréal, le CH n’a pas participé aux séries lors des deux dernières années et la bande à Claude Julien était sur le point de vivre une troisième exclusion des séries avant l’interruption de la saison, le 12 mars.  

En cinq ans, Gallagher aurait donc manqué les séries quatre fois, si on incluait cette saison qui reste en suspens. Malgré le piètre dossier de son équipe, il a réitéré sa foi envers l’organisation.  

« Je crois réellement que nous pouvons gagner, a-t-il répliqué. J’ai été optimiste à chaque début d’année. Ça n’a pas marché ces dernières saisons. Mais je crois en cette équipe et je crois en Bergevin. J’ai une tonne de confiance en cette organisation. Un joueur comme (Nick) Suzuki me permet d’y croire. Il a un immense potentiel. Tu comprends que les jeunes finiront par aider l’équipe pour atteindre nos objectifs. 

« Je ne peux pas imaginer un scénario où je ne peux pas me battre, année après année, pour une chance de gagner la coupe Stanley. Ça devient frustrant de ne pas participer aux séries. C’est important pour moi, mais ce l’est aussi pour mes coéquipiers. Tu veux un vestiaire où il y a une culture gagnante. » 

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Photo d'archives, Martin Chevalier

 

Une aubaine... pas pour longtemps 

Gallagher a marqué 33 buts en 2018-2019 et 31 buts en 2017-2018. Sans une commotion cérébrale et la pause des activités, il était en route vers une troisième campagne de 30 buts avec 22 réussites en 59 rencontres en 2019-2020.  

Sur le plan salarial, le CH a reçu un très bon retour sur son investissement. Bergevin avait réalisé l’un de ses très bons coups le 29 novembre 2014 en offrant une prolongation de contrat de six ans et 22,5 millions (3,75 millions en moyenne) à son combatif ailier.  

Il y a des chiffres qui militeront pour une sérieuse augmentation salariale. Surtout le ratio de buts inscrits par rapport au salaire.  

Parmi les marqueurs de 30 buts ou plus, Gallagher venait au 2e rang de la LNH en 2018-2019 à 113 636 $ par but. Seul Andreas Athanasiou, alors avec les Red Wings de Detroit, représentait une meilleure aubaine à 100 000 $ par but. En 2017-2018, Gallagher se retrouvait au 7e rang du circuit à 120 968 $ par but.  

Aucun montant en tête 

Questionné à savoir s’il pourrait rechercher un pacte semblable à celui de Chris Kreider avec les Rangers (7 ans et 45,5 millions pour un salaire annuel de 6,5 millions), Gallagher a encore frappé sur le clou de la victoire avant tout.   

« J’ai zéro chiffre en tête, a-t-il affirmé. Ce sera le travail de mon agent. J’ai déjà vécu cette expérience et je sais qu’il trouvera des comparables. Il y aura des négociations. L’équipe aura un chiffre, tout comme mon agent. Nous chercherons à trouver un compromis. Je ne dirai pas que l’argent n’est pas important. C’est l’occasion d’être à l’aise pour la vie. C’est le rêve de tout le monde. Ce n’est toutefois pas au sommet de mes priorités. Être un gagnant, c’est ça le plus important. Je voudrais être reconnu comme un champion et ne pas avoir de regrets à la fin de ma carrière. »