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Cidrerie Lacroix: Une marque québécoise mise gros sur une campagne d’influenceurs

«Plus que jamais, je crois que les campagnes d’influenceurs vont prendre en importance.»

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Pour beaucoup d’entreprises, les budgets de marketing sont les premières victimes de coupes lors d’un ralentissement économique. Mais Andrew Johnson, fondateur de l’agence AMJ Media, croit que c’est plutôt l’occasion parfaite pour hausser l’offensive publicitaire afin de soutenir l’achat local.   

Malgré le confinement, l’agence de marketing numérique a lancé une campagne en partenariat avec 80 influenceurs pour promouvoir les nouveaux produits «LOT 300» de la Cidrerie Lacroix.            

  

  

«Nous avions prévu une campagne de médias sociaux depuis février 2020 pour le lancement de leurs nouvelles saveurs de cidre, raconte Andrew. Puis la crise nous a frappés et nous avons tout suspendu. Mais deux semaines plus tard, je constatais l’ampleur du mouvement “Acheter Local” en ligne. C’était l’occasion idéale puisque la Cidrerie Lacroix est basée à Saint-Joseph-du-Lac. Ça a permis d’avoir un angle de communication pertinent. Le message irait plus loin que la simple présentation de produits. Ça devenait une tribune pour encourager l’économie du Québec. Et la Cidrerie Lacroix a eu le courage de nous donner le feu vert.»             

  

  

En quelques jours, il a sollicité des centaines de créateurs de contenu de la province, dont certains des plus populaires comme Emy Jade Greaves (196 k abonnés), mais aussi des micro-influenceurs (10 k à 50 k abonnés) et des nano-influenceurs (moins de 10 k). Il en a finalement sélectionné 80 pour accroître la visibilité de son client.             

Pour se démarquer, il ne s’agit plus de juste travailler avec les gros noms qui ont des centaines de milliers d’abonnés selon Andrew.             

«En collaborant avec des “micros”, ou même des “nanos”, les marques profitent d’une plus grande proximité entre l’influenceur et ses abonnés. La personne qui n’atteint que 3000 personnes va parfois susciter autant d’engagement qu’un plus gros profil.»             

  

  

Il concède aussi que les services de ces micro et macro créateurs de contenus sont relativement abordables. Dans la majorité de cas, on parle d’un «échange de services», où ils reçoivent des échantillons gratuits en échange de photos et stories Instagram.             

Andrew estime qu’en quelques jours, les centaines de publications de sa horde d’influenceurs et les publicités Instagram ont permis aux produits de son client d’être vus près de 3,5 millions de fois. Le tout pour un prix relativement modique si on compare à des approches publicitaires plus conventionnelles.             

Pour Etienne Dancosse, Gestionnaire des activités commerciales chez Cidrerie Lacroix, lancer une campagne du genre en plein confinement est un pari qui en valait la peine.             

«On ne peut pas encore établir précisément l’impact en épicerie de la campagne. Mais il y a clairement un engouement. On a eu énormément de requêtes de consommateurs qui nous ont rejoints directement. Et beaucoup de marchands ont reçu des demandes de leurs clients, ce qui s’est traduit par de plus grosses commandes.»            

  

  

L’avenir du marketing de créateurs de contenus  

Andrew est sans équivoque: «Ce qu’on vit va marquer un changement majeur pour le commerce en ligne, mais ça va aussi accentuer le virage numérique du marketing. Plus que jamais, je crois que les campagnes d’influenceurs vont prendre en importance. Ça va être une des meilleures façons pour les marques locales de se démarquer et de rejoindre leur cible efficacement.»            

Mais coordonner des dizaines de créateurs de contenu peut être une opération complexe. C'est grâce à sa plateforme de gestion des influenceurs qu’Andrew a pu organiser cette campagne à quelques jours d’avis seulement.            

Avec The Creators Community, quiconque ayant plus de 1000 abonnés peut s’inscrire dans cette base de données en ligne. C’est à partir de cette plateforme qu’Andrew peut solliciter les influenceurs afin de leur proposer des mandats publicitaires.            

«Je veux permettre à un maximum de créateurs de contenu de se faire valoir et de participer à des mandats. Mais aussi, je veux rendre l’expérience la plus conviviale possible. Les influenceurs reçoivent les détails du mandat et n’ont qu’à remplir un formulaire où ils inscrivent leur rémunération souhaitée. Je prends ensuite les meilleures offres.»            

Si ça vous dit de devenir un influenceur et votre compte d’abonnées vous qualifie, vous pouvez vous inscrire sur The Creators Community ici.  

Il y a également cette plateforme similaire de 66Agency associée à l’agence de marketing montréalaise OVRGRND

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