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Déconfinement des enfants: «Qu’on arrête d’avoir peur!» – Dr Julien

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Pour leur santé psychologique, les enfants ont besoin de sortir de la maison, de retrouver une routine et de renouer avec leurs amis et leur milieu de vie extérieur à leur domicile, selon le Dr Gilles Julien.  

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Tout comme ses collègues pédiatres, le Dr Julien, est convaincu qu’une réouverture progressive des écoles et des milieux de garde est nécessaire et qu’elle doit se faire bientôt.       

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«Ça fait deux semaines qu’on commence à taper du pied parce qu’on est en lien, nous, avec les enfants plus vulnérables [...] Les enfants étouffent, et les enfants en difficulté sont encore plus en difficulté», a-t-il lancé vendredi sur les ondes de LCN.      

Selon lui, la situation est complexe puisqu’il n’y a pas d’interventions directes auprès des enfants et des familles.      

«Au niveau de la santé mentale, c’est devenu une catastrophe. Les anxiétés sont au plafond, les parents sont complètement dépassés. Quand tu as plusieurs enfants et que tu es seul, que les voisins crient parce que les enfants tapent du pied... C’est devenu quelque chose d’un peu dangereux pour nous», a assuré Dr Julien.      

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Selon lui, les droits des enfants sont bafoués sous prétexte qu’il faut les protéger de la pandémie de COVID-19. Le filet de sécurité est réduit au minimum.      

«Il y a beaucoup d’anxiété, beaucoup de violence, beaucoup d’expositions à la violence. Les parents n’y arrivent plus et la DPJ non plus parce qu’ils n’ont pas beaucoup d’outils présentement. Ils doivent patienter. Et il n’y a plus de tribunal», a soulevé Gilles Julien.      

Selon lui, il faut redonner de l’espoir aux enfants, diminuer leur anxiété, les ramener dans les parcs et dans les écoles progressivement. Il se dit convaincu que le confinement des enfants dans les villes a des conséquences pires que de les laisser sortir.      

Relativiser les choses   

Le pédiatre croit qu’il est temps de relativiser, et de faire la part des choses concernant la dangerosité du virus.      

Les parents, les grands-parents, les enseignants et les chauffeurs d’autobus scolaire craignent que les enfants, très peu touchés par la maladie selon les observations, demeurent des vecteurs de transmission.      

«On est au sommet de la peur. Le risque n’est pas grand. Le risque, c’est quand un paquet de monde ensemble, des gens âgés, se contaminent entre eux, et se contaminent avec les soins qu’ils reçoivent. Dans la vraie vie, ce n’est pas la même chose. Les grands-parents qui vivent avec les enfants depuis longtemps, si on est prudents, si on apprend à nos enfants à se laver les mains, le risque est minimal. Même le risque de complications chez les personnes âgées en bonne santé n’est pas celui que l’on retrouve dans le CHLSD. Là, tout le monde associe que les vieux sont à risque majeur... À un moment donné, il faut se raisonner, et le premier ministre est en train de le faire», a dit Dr Julien.      

«Si la famille éclate, si les enfants sont placés parce que ça crie et ça se bat, c’est peut-être un plus gros risque que d’attraper la COVID et d’être très malade. On est pour ouvrir progressivement les écoles avec toutes les mesures dictées par la santé publique. Qu’on arrête juste d’avoir peur. On n’est pas une société qui a peur on est une société qui est, d’habitude, d’avant-garde. Alors profitons-en pour aller de l’avant!» a-t-il conclu.   

  

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