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COVID-19: Le retour au boulot sera un défi pour des parents

83 % des familles n’ont pas d’autre option que les services de garde

CPE du carrefour
Photo Chantal Poirier Pour éviter la propagation du coronavirus, le taux d’occupation dans les services de garde d’urgence a été limité à 30 %. Sur la photo, des enfants s’amusant dans l’un de ces services d’urgence, il y a quelques jours. Selon le Dr Horacio Arruda, que l’on aperçoit en mortaise, entre 5 % et 10 % des Québécois seraient actuellement immunisés contre la maladie.

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Alors que François Legault prépare les esprits pour le déconfinement, la reprise graduelle de l'activité économique constituera un défi pour les services de garde: la grande majorité des parents n'ont d'autre endroit où envoyer leurs bambins à leur retour au boulot.  

• À lire aussi: Déconfinement: les Québécois devront maintenant s’immuniser contre la COVID-19

• À lire aussi: COVID-19: Québec sait depuis 14 ans qu’une pandémie risquait d’affecter plus de 20 000 travailleurs

Pas moins de 83% des familles qui fréquentent habituellement les CPE n’ont pas de mode de garde alternatif, révèle un sondage maison de l’Association québécoise des CPE.  

Pour l’heure, les services de garde d’urgence accueillent entre 5000 et 6000 enfants. Pour éviter la propagation du coronavirus, le taux d’occupation des installations a été limité à 30% et les groupes ont été réduits de moitié. Mais en temps normal, le réseau des CPE et milieux familiaux reconnus et subventionnés compte 187 000 places.  

La présidente Geneviève Bélisle précise d’emblée que ce coup de sonde réalisé auprès de plus de 74 000 parents n’est pas «scientifique», mais qu’il pourra servir au gouvernement.  

«Même si les parents peuvent avoir des inquiétudes, les options qu’ils ont dans cette pandémie-là d’avoir une autre option de garde, elles sont quand même limitées et donc ça, nous témoigne du défi que va représenter ce plan de déconfinement», précise-t-elle.  

Éviter une seconde vague  

Et déconfinement il y aura, a prévenu jeudi le premier ministre. Pour éviter une seconde vague de l’épidémie, les Québécois devront sortir graduellement de leur isolation pour s’immuniser contre la COVID-19.  

François Legault s’est transformé jeudi en pédagogue pour expliquer aux citoyens, cloîtrés chez eux depuis plus d’un mois, que le Québec est rendu à l’étape de «l’immunité naturelle».  

«Ce qu'on a fait au cours du dernier mois, c'est de ralentir la propagation (...) en demandant aux gens de rester à la maison. (...) Il faut qu’il y ait une immunité qui se développe dans les prochains mois, a soutenu le premier ministre, pesant chacun de ses mots. On ne peut pas demander aux gens de rester chez eux pendant deux ans».  

Pas des cobayes  

Les personnes les moins à risque de complications à la suite d’une infection au coronavirus, comme les enfants et les jeunes adultes, doivent être les premiers à s’immuniser et développer des anticorps. «Le concept d'immunité naturelle, ce n'est pas une question de prendre les enfants comme des cobayes», a insisté François Legault.  

Mais dans cet exercice d’immunisation collective, les gens les plus vulnérables à la maladie doivent être protégés. «Ça veut dire les gens qui ont 60 ans et plus, donc, qui représentent actuellement 97% des décès», a-t-il dit.  

CPE du carrefour
Photo Stevens LeBlanc

Aux septiques et aux craintifs, le PM rétorque que la pire chose à faire serait de rester confiner pendant encore des mois pour ressortir de nos maisons tous en même temps à l’automne. Une période de l’année où le virus de la grippe saisonnière est actif. L’épidémie frapperait alors durement le réseau de la santé, qui serait vite surchargé.  

«On pourrait imaginer, à ce moment-là, une vague qui serait plus grande que la vague qu'on a connue depuis un mois. Donc, il faut profiter des prochains mois, d'ici l'automne, pour graduellement commencer à déconfiner».  

Seulement 5 à 10% des Québécois immunisés

Selon le Dr Horacio Arruda, si la COVID-19 a durement frappé dans les CHSLD, une petite partie seulement de la population a été en contact avec le virus. Entre 5 et 10% des Québécois seraient actuellement immunisés contre la maladie.  

Pour qu’une population neutralise le coronavirus, entre 60% et 80% des citoyens doivent être immunisés, a ajouté le directeur national de santé publique.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

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