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Pas de scénario différent selon l’âge dans les écoles

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Contrairement à ce qui avait été indiqué, il n’est pas question d’envisager un retour en classe avec des mesures sanitaires qui pourraient varier selon l’âge des élèves, selon le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

C’est ce que son cabinet a indiqué samedi, alors que des sources avaient affirmé au Journal que ce scénario avait été évoqué par le ministre lors d’une rencontre vendredi.

Contrairement à ce qu’ont compris des acteurs du réseau de l’éducation, il n’a jamais été question de la possibilité d’instaurer des mesures sanitaires moins grandes dans les écoles primaires que secondaires parce que les élèves les plus jeunes sont moins à risque que les adolescents.

«Le ministre n’a jamais évoqué des mesures de distanciation sociale différenciées en fonction de l’âge des élèves lors de la rencontre de vendredi avec les partenaires. Cette information est erronée», a indiqué l’attaché de presse du ministre Roberge, Francis Bouchard.  

Le maintien d’une distance entre de jeunes enfants restent toutefois difficile, voire impossible à faire respecter, fait-on valoir dans le réseau de l’éducation. 

Les enseignants d’abord 

Les enseignants pourraient par ailleurs être appelés à retourner dans leur classe avant leurs élèves, afin de bien préparer leur arrivée. Les consignes de sécurité pourraient aussi changer au fil des semaines, indique-t-on. 

Ce retour à l’école suscite bien des questions dans les rangs des enseignants, qui se demandent si le réseau scolaire pourra mettre en place toutes les mesures préconisées par la santé publique, dans tous les établissements. 

Les dernières semaines ont démontré que les directives venant d’en haut n’ont pas toujours pu être respectées dans les établissements de santé, souligne Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement. 

« Qu’est-ce qui nous dit qu’ils vont être capables de faire en éducation ce qu’ils n’ont pas été capables de faire en santé ? » lance-t-elle. 

De son côté, la Fédération autonome de l’enseignement tient à rappeler que tous ces enfants peuvent contaminer des adultes. 

« On sait que les enfants développent peu la maladie. Mais ils peuvent être porteurs asymptomatiques, et les enfants côtoient les adultes. On semble l’oublier parfois », affirme son président, Sylvain Mallette.