/news/coronavirus
Navigation

À vos masques!: les masques faits maison doivent être mis de l’avant

Ces produits sont un complément aux autres mesures de protection

GEN-COVID-19
Photo Agence QMI, Joël Lemay La Dre Nima Machouf, photographiée hier à Montréal, rappelle que l’efficacité de l’utilisation du masque dépend des gens.

Coup d'oeil sur cet article

Des experts estiment que le port du masque artisanal pourra accélérer le déconfinement des Québécois tant et aussi longtemps qu’ils respectent les autres mesures, comme la distanciation sociale et le lavage des mains. 

• À lire aussi: Masques: ils feront partie de nos vies

« Avec un masque, on peut le faire plus rapidement. [...] Ça ne va pas remplacer les autres mesures, mais le masque va rassurer les gens et rester un signe visible de l’épidémie », explique l’épidémiologiste Nima Machouf. 

« Le masque n’est pas une panacée, mais c’est certainement une aide, renchérit le microbiologiste Karl Weiss. Ce qu’il est important que les gens retiennent, c’est que ce n’est pas parce que j’ai un masque que je peux éliminer tout le reste ». 

Comme d’autres voix qui s’élèvent dans le milieu de la santé, le Dr Weiss considère que cette mesure pourrait avoir un impact non négligeable pour freiner la transmission de la COVID-19, en contribuant à diminuer le nombre de particules de salive qui se retrouvent à l’air libre. 

Même le ton du directeur de la santé publique Horacio Arruda a changé ces derniers jours au sujet de ces masques que les gens peuvent fabriquer eux-mêmes. Hier, le gouvernement a ainsi « fortement recommandé » son port sans le rendre obligatoire. 

Il pourrait être utilisé dans les transports en commun, à l’épicerie et dans les autres endroits où il est difficile de garder une distance de deux mètres.  

Mais il ne remplace pas le lavage des mains a rappelé le Dr Arruda. 

Efficacité incertaine 

On en sait encore peu sur leur niveau d’efficacité. Toutefois, des experts estiment que ce n’est pas parce que ces « masques-barrières » sont imparfaits qu’ils doivent être mis de côté. 

« Même s’il y avait, par exemple, 30 % de réduction au niveau de la transmission, au niveau de la collectivité, il y aurait un impact assez important », illustre la Dre Marie-Michelle Bellon, spécialiste en médecine interne. 

Nima Machouf rappelle qu’une bonne partie des gens infectés par la COVID-19 sont asymptomatiques et qu’ils ne se protégeront peut-être pas d’emblée. Elle le rendrait obligatoire pour entrer dans des espaces clos. 

« Ce sont des mesures collectives, il faut que tout le monde le fasse pour que ce soit vraiment efficace. Sinon l’efficacité diminue », explique-t-elle.  

Peu de données 

Geneviève Marchand, chercheuse à l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, est plus modérée dans son approche. 

« Ces masques-là n’ont pas tous une efficacité équivalente. Et ce n’est pas n’importe quel masque, mis de n’importe quelle façon, et fait de n’importe quelle façon, qui va remplir le rôle de barrière qu’on voudrait », précise-t-elle.  

– Avec Hugo Duchaine 

Notons que les enfants de moins de 2 ans, les personnes avec des difficultés respiratoires, les personnes handicapées ou incapables de le retirer eux-mêmes ne devraient pas en porter.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.