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Jeux vidéo: jouer pour se défouler

Jeux vidéo: jouer pour se défouler
Photo Fotolia

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L’isolement durant depuis plus d’un mois, l’humeur n’est pas nécessairement au beau fixe et les irritants s’accumulent. Quand les «gifs» animés de chatons ne suffisent plus à détendre l’atmosphère, il est temps d’appeler les jeux vidéo à la rescousse... 

Parmi les jeux qui défoulent et font oublier les tracas du confinement, «Tetris» arrive en tête. Avec ses 500 millions de joueurs en 2016 (incluant les usagers sur téléphone), le titre sorti en 1984 continue d’avoir la cote et demeure le septième jeu le plus populaire au monde. Faire s’emboîter des figures géométriques les unes dans les autres a un effet des plus calmants pour bon nombre de joueurs. 

Retour aux sources et nouveaux classiques

Plusieurs amateurs utilisent aussi cette période pour retrouver des classiques qui les ont marqués il y a plusieurs années. La franchise «Halo» de Microsoft, dans laquelle le «gamer» doit tuer, seul ou en équipe, des extraterrestres, a tout pour continuer de séduire. «Grand Theft Auto 4», sorti en 2015, est encore en quatrième position des meilleures ventes mondiales sur la plateforme Steam malgré la sortie du cinquième volet. Offrant aux amateurs une exploration libre ou plus «hard core» de Los Santos et Blaine County, répliques de Los Angeles, le jeu permet une évasion visuelle pour les touristes en manque de vacances ou de l’action pour les amateurs d’adrénaline. 

Les plus jeunes apprécient des titres iconiques comme «Angry Birds», dans lequel il faut défendre des œufs contre de méchants cochons sur téléphone. On se rappelle d’ailleurs que si les cochons sont les ennemis, c’est parce que la sortie du titre est concomitante à l’épidémie de grippe porcine qui a sévi en 2009. Autre titre qui obtient la faveur des joueurs occasionnels et des jeunes: le coloré «Candy Crush», premier jeu de type «freemium», c'est-à-dire totalement gratuit pour les joueurs, le modèle d’affaires reposant sur la publicité vendue. Jeu le plus populaire sur téléphone avec ses 2,7 milliards de téléchargements, ce titre est désormais décliné en trois autres jeux et a été sacré «Jeu préféré pour téléphone mobile» par le public en 2016. 

Communauté

Comme le souligne Hilmar Pétursson, patron de CCP Games interviewé par la BBC britannique, «notre jeu est reconnu pour être éminemment social. Netflix et tout ça, c’est très bien pour passer le temps, mais il n’y a aucun contexte social. Et c’est ce qui manque aux gens.» Le jeu de CCP Games? «Eve Online», un amalgame de 7800 systèmes solaires dans lesquels les «gamers» choisissent de collaborer ou, au contraire, de se battre. 

Outre le besoin d’une structure simple et rassurante qu’offre un univers de jeu vidéo, le contexte social d’une communauté de joueurs oeuvrant à un même but et le dépaysement, certains jeux servent d’abord et avant tout de défoulement brut. «Dungeon Fighter Online», avec ses revenus de 13,4 milliards $ US depuis 2005, propose aux joueurs de se taper dessus par manette ou clavier interposés. 

Évidemment, «Fortnite», sorti en 2017 sur toutes les plateformes - et comptant désormais 250 millions de joueurs enregistrés - présente tant un mode collaboratif qu’agressif! Phénomène culturel indéniable, ce titre n’est par contre pas à mettre entre les mains des plus jeunes. 

Le volte-face de l’OMS... 

En 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), organisme sous l’égide de l’ONU, lance un pavé dans la mare de l’industrie du jeu vidéo qui pèse quelque 72 milliards $ US (soit plus que la musique et le cinéma réunis). L’institution classifie officiellement le «trouble du jeu vidéo» dans la «Classification internationale des maladies» (CIM). L’OMS insiste sur la gravité du trouble et souligne que «pour que ce trouble soit diagnostiqué en tant que tel, le comportement doit être d’une sévérité suffisante pour entraîner une altération non négligeable des activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles ou d’autres domaines importants du fonctionnement, et en principe, se manifester clairement sur une période d’au moins 12 mois.» 

En avril 2020, en pleine pandémie de COVID-19, alors que la moitié de la population se trouve en confinement, l’OMS revoit sa position. L’organisation donne officiellement et publiquement son appui à #PlayApartTogether (littéralement «#JouonsSéparésEnsemble»), l’initiative de l’industrie du jeu vidéo afin de promouvoir une activité sociale tout en respectant les mesures de distanciation sociale et de quarantaine. Ubisoft fait d’ailleurs partie de l’initiative et la compagnie, qui possède des studios à Montréal, «encourage tout le monde à jouer ensemble, à faire sa part et à jouer de la maison». 

Jeux de société virtuels entre amis 

Le temps d’une soirée ou d’un après-midi pluvieux entre amis et proches à jouer à des jeux de société vous semble aujourd’hui révolu? Pas du tout! 

Chez Steam (store.steampowered.com), le «Tabletop Simulator» (littéralement «Simulateur de jeu de société») permet de retrouver ce plaisir disparu. Le titre, qui permet de se réunir autour d’une table virtuelle, vient avec 15 classiques dont le poker, les dominos ou les échecs. 

Sa particularité? Les plus audacieux peuvent créer leurs propres jeux de société et les partager en ligne. On trouve ainsi un «Zombicide» auquel jusqu’à six joueurs peuvent collaborer (à la manière de «Pandémie») pour éliminer le danger des morts vivants. Ou encore un «Wingspan» dans lequel il faut observer et attirer des oiseaux.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.