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Masques artisanaux: des couturières tentent de répondre à un déluge de demandes

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Deux couturières à la maison ont produit plus de 1000 masques artisanaux depuis le début de la pandémie afin de répondre au déluge de demandes. 

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«Je vais être franche. Je n’ai jamais travaillé autant», lance Béatrice Letendre, une ex-infirmière de bloc opératoire, à la retraite depuis août dernier, à Saint-Jean-sur-Richelieu. 

Durant ses 30 ans de services, Mme Letendre s’est amusée à fournir ses collègues en bonnets colorés pour couvrir les cheveux. 

«En premier, c’était juste les chapeaux. J’ai tout le temps fait ceux du bloc à Saint-Jean. Là, les gens ont commencé à me demander pour des masques. C’est un déluge, la demande! poursuit-elle. Les chapeaux, c’est plus mon créneau. Les masques sont une force majeure, dans le sens que les gens qui me contactent en détresse me donnent le courage de continuer à en faire.» 

Courtoisie

La jeune retraitée de 63 ans affirme avoir cousu plus de 900 masques «personnalisés» depuis le début de la pandémie. 

De sorte qu’il y a environ trois semaines de délai, pour celle qui ne tient pas de grands stocks, et qui met entre quatre et cinq minutes pour confectionner un masque. 

Courtoisie

«C’est artisanal, mon affaire. Mais ç’a comme explosé, confie la couturière, qui continue de cette façon à contribuer à l’effort de guerre. J’ai des travailleurs de rue, le consulat cubain, des ambulanciers qui m’en ont demandé. Des familles, aussi. » 

«C’est fou les commandes. Ça rentre. Je n’en ai pas loin de 700 dans mon groupe Facebook. Je couds de 7h le matin à minuit le soir. Tout le monde les veut pour hier. » 

De son côté, Mélissa Dickner, 39 ans, est une ancienne couturière pour des designers québécois et de maillots de nage synchronisée. 

Courtoisie

À la maison durant le confinement, cette dernière a décidé d’entamer ce même projet il y a quelques semaines, avec les restes de tissus qu’elle avait dans son loft de Montréal. 

«Je suis en arrêt de travail temporaire. J’avais plein de restants [de tissus] alors je me suis dit pourquoi pas. J’en ai vendu 150, et il m’en reste 150 en stock», raconte-t-elle. 

Pour sa part, elle porte les masques qu’elle a créés. 

«Pourquoi ne pas en porter? Ça ne change rien à nos vies. Si ca peut protéger les autres... »

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