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La santé publique de Montréal ne compte pas rendre le port du masque obligatoire

Les gens profitent de la chaleur et du soleil au Parc Maisonneuve dans le cadre de la pandémie du coronavirus (COVID-19), à Montréal, samedi le 25 avril 2020.
JOEL LEMAY/AGENCE QMI
Joël Lemay / Agence QMI Les gens profitent de la chaleur et du soleil au Parc Maisonneuve dans le cadre de la pandémie du coronavirus (COVID-19), à Montréal, samedi le 25 avril 2020. JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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Malgré le nombre élevé de personnes atteintes de la COVID-19 dans le grand Montréal, s’élevant à près de 12 000 cas et bientôt 1000 décès, la santé publique régionale ne compte pas rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics afin d’éviter une approche coercitive.

«Ça va être dans les discussions, mais quand on rend obligatoire, moi, je ne voudrais pas m’en aller vers des contraventions», a affirmé la directrice régionale de la santé publique de Montréal, Mylène Drouin, au micro de «Dutrizac» à QUB radio lundi matin.

Écoutez l'entrevue complète ici: 

«Je vais demander aux gens de le porter [le masque] dans les lieux publics, mais surtout dans les transports en commun, lorsqu’ils vont aller dans des magasins ou dans des commerces, et évidemment sur les lieux de travail quand on va arriver à concentrer des gens sur des lieux de travail pour lesquels le deux mètres va être très difficile [à respecter]», a-t-elle indiqué.

Mme Drouin dit poursuivre ses discussions avec le gouvernement de François Legault et surveiller de très près la situation dans la métropole. Elle espère pour l’instant que les Montréalais intégreront le masque à leurs habitudes comme le font d’autres citoyens en Europe. «Moi, j’aimerais que ça devienne une norme sociale», a-t-elle ajouté.

La santé publique du Québec recommande par ailleurs le port du masque à l’échelle provinciale lorsque la distanciation physique de deux mètres ne peut être respectée, par exemple dans les transports en commun ou dans les lieux publics.

Vers un déconfinement sécuritaire

La directrice régionale de santé publique souhaite assurer un déconfinement sécuritaire de Montréal qui répondra aux capacités des établissements de soins de santé.

«La stratégie, ça va être de rouvrir très progressivement pour des fins économiques et contrôler des petits feux un peu partout qui peuvent prendre sans ne jamais dépasser la capacité hospitalière et donc d’amener ses éclosions là à des hospitalisations et des soins intensifs», a-t-elle expliqué.

Mme Drouin compte mettre en place des brigades d’intervention qui s’activeront dès qu’un premier cas de contamination sera déclaré dans des lieux communs, comme des lieux de travail ou des centres communautaires.

Elle croit toutefois que Montréal ne sera pas la première ville à débuter son déconfinement ni à rouvrir les écoles et les entreprises, notamment en raison de la situation critique des CHSLD.

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