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Des entreprises ont déjà testé les nouvelles mesures

Plusieurs ne seront pas devant l’inconnu lors de la reprise des activités

COVID-19 - Manufacturier
Photo Francis Halin

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Des entreprises manufacturières d’ici ne partiront pas de zéro lors de la relance de leurs activités le 11 mai parce qu’elles ont pu tester leurs mesures de sécurité avec l’aval de Québec quand leur production était réduite.  

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C’est le cas du Groupe Canam, du Groupe Mundial et de la PME Brechbuhl, qui ont tous confirmé au Journal avoir repris un minimum d’activités quand le Québec était mis sur pause.   

Chez la beauceronne Canam, spécialisée dans la conception et la fabrication de composants métalliques, la porte-parole Marie-Noëlle Goulet a indiqué hier que toutes ses usines ici étaient en production réduite pour des «services essentiels».   

Afin d’établir un protocole pour limiter les risques de propagation de la COVID-19, le Groupe Canam s’est inspiré d’un guide fourni par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail.   

Chaque jour, la température des employés est prise. Ils doivent aussi répondre à un questionnaire. On retrouve également dans les usines des stations de désinfection pour les mains.

Par ailleurs, Canam a réduit le nombre de places dans ses aires communes et la compagnie procède maintenant à «la désinfection industrielle de ses usines». Chose qu’elle ne faisait pas avant.

Pour les employés travaillant sur une chaîne de montage et ne pouvant pas respecter la distanciation sociale, le port d’une visière est obligatoire. Les travailleurs doivent également demeurer dans leur espace de travail.

Réduction de la cadence  

Du côté de Brechbuhl, un fabricant de pièces de métal pour l’industrie minière, la compagnie a réussi à poursuivre ses activités en réduisant de moitié sa cadence avec les nouvelles règles de distanciation.   

«J’ai six semaines de retard parce que je livre la moitié de ce que je devrais», lance la propriétaire, Josée Brechbuhl.   

Emballeur à l’usine Brechbuhl de Longueuil, Jonathan, qui porte une visière et des gants, peut facilement garder une bonne distance avec ses collègues, comme ici avec la propriétaire du fabricant de pièces de métal, Josée Brechbuhl, qui a un masque.
Photo Francis Halin
Emballeur à l’usine Brechbuhl de Longueuil, Jonathan, qui porte une visière et des gants, peut facilement garder une bonne distance avec ses collègues, comme ici avec la propriétaire du fabricant de pièces de métal, Josée Brechbuhl, qui a un masque.

Emballeur à l’usine Brechbuhl de Longueuil, Jonathan, qui porte une visière et des gants, peut facilement garder une bonne distance avec ses collègues, comme ici avec la propriétaire du fabricant de pièces de métal, Josée Brechbuhl, qui a un masque.

Quand le Québec a été mis sur pause le mois dernier, le choc a été brutal pour la PME, dont le chiffre d’affaires avoisine les 5 millions $ par année. Elle n’a pas pu être considérée comme étant un service essentiel. Après discussions avec le gouvernement, elle a pu reprendre certaines activités.

Aujourd’hui, le manufacturier s’est déjà ajusté à la COVID-19 en intégrant des mesures de distanciation sociale. Ses employés portent aussi des masques et des visières.  

Plus encore, n’entre pas qui veut dans l’usine. On doit d’abord signer un document pour s’engager formellement à respecter les mesures d’hygiène.   

Améliorations 

Quant au Groupe Mundial, qui offre différentes solutions industrielles à partir de ses six entreprises au Québec, la direction a également déjà pu tester de nouvelles mesures de sécurité.   

«Toutes nos usines ont déjà repris. Nous avons eu la chance de tester les mesures à plus petite échelle et d’apporter des améliorations», dit Louis Veilleux, PDG du Groupe Mundial.

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