/news/education
Navigation

École ou pas? La Dre Quach vous aide

Coup d'oeil sur cet article

L’annonce du gouvernement de François Legault d’amorcer graduellement la réouverture des écoles primaires et des garderies inquiète bon nombre de parents. 

• À lire aussi: COVID-19: Les cours d'éducation physique essentiels à la santé des élèves

• À lire aussi: Des classes trop petites: difficile d’accueillir plus de 8 à 10 enfants par local

• À lire aussi: Réouverture des écoles: on répond à vos questions

La Dre Caroline Quach, pédiatre et microbiologiste-infectiologue, a tenté d’aider les parents qui se demandent s’ils doivent renvoyer ou pas leurs enfants à l’école ou dans les garderies. 

«Je comprends tout à fait les inquiétudes des parents. Le but du retour à l’école au printemps, c’est de le faire graduellement, de le faire avec les enfants qui sont en santé», a d’abord expliqué la Dre Quach, mercredi après-midi, sur les ondes de LCN. 

Pour la médecin, le déconfinement, la réouverture de l’économie et le retour à l’école sont des «exercices de désensibilisation» au nouveau coronavirus, ce virus est «là pour rester avec nous pour encore plusieurs mois». 

La présence de quelques conditions de santé peut s’opposer au retour en classe. 

«Si un parent est immunocompromis, a une maladie chronique sévère, on peut décider de garder les enfants à la maison», a détaillé la Dre Quach. 

Les enfants diagnostiqués avec de l’immunosuppression sévère, les enfants greffés, ou ceux dont un parent a subi une greffe, devraient également ne pas retourner à l’école dans les prochains jours. 

L’asthme qui n’est pas contrôlé peut également représenter un obstacle pour le retour en classe. 

«Les enfants qui ont été admis aux soins intensifs dans la dernière année, qui ont été hospitalisés deux ou trois fois, mieux vaut essayer de bien contrôler l’asthme avant de renvoyer l’enfant à l’école», a indiqué la pédiatre et microbiologiste-infectiologue. 

«Dans toutes les études, les enfants asthmatiques ne sont pas surreprésentés dans les complications, ils ont l’air de passer au travers comme les autres enfants», a-t-elle soutenu à LCN. 

Même son de cloche du côté des enfants qui souffrent de diabète. 

«Les enfants qui ont du diabète n’ont pas l’air d’être plus à risque de complications que les enfants qui n’en ont pas», a précisé la docteure. «La grande majorité des conditions chroniques dont souffrent les enfants ne sont un facteur de risque de complication de la COVID-19», a-t-elle assuré.  

La Dre Quach recommande aux parents inquiets du retour à l’école d’en discuter avec leur médecin traitant.  

«Je pense que la raison pour laquelle on est si inquiets, c’est qu’on a été confinés pendant six semaines», a lancé la Dre Caroline Quach.

APPEL À TOUS

Vous avez vaincu la COVID-19? Le Journal est à la recherche de personnes guéries du coronavirus et qui aimeraient témoigner.

Écrivez-nous à scoop@quebecormedia.com