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Québec veut des «bébelles»

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Depuis que la crise du coronavirus nous confirme que l’argent pousse dans les arbres, des compagnies étrangères qui flairent la bonne affaire titillent nos dirigeants paniqués avec des «bébelles» de surveillance dignes de dictatures. 

Il y a 30 ans déjà, nos grands devins prédisaient que la technologie nous envahirait. Ils n’avaient pas tort.  

Mais soupçonnaient-ils que ce serait au nom de notre «santé» que cet envahissement se produirait? 

J’ai appris en lisant ce journal lundi que pas moins de 11 compagnies sont pressenties par le ministère de la Santé pour leurs moyens de traquer nos moindres déplacements, notamment grâce aux téléphones, et ce, bien sûr, pour notre bien! 

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Orwell mou 

Un système appelé Trace Together, qui a fait ses preuves à Singapour, un État autoritaire ordonné et propre aux antipodes du laxisme québécois bon enfant, a la qualité d’être en «source ouverte» et adaptable à notre contexte. 

À quoi bon ce «pistage» des habitants du p’tit Québec si c’est pour se montrer mou comme d’habitude avec les récalcitrants? La police de George Orwell viendra nous dire qu’on pourrait nous donner une contravention ou que l’on pourrait nous traîner devant un tribunal, toujours au conditionnel...  

Quant aux centaines d’amendes infligées dont nos services de police se vantent, on connaît le scénario – nos avocats fourbissent déjà leurs armes ; elles se feront contester, puis annuler. 

Bordel informatique 

Comment se fier à ce gouvernement dont le «bordel informatique» est si notoire qu’il fournit à ce journal des histoires aberrantes depuis des années? Et que faire des dinosaures comme moi sans téléphone intelligent? Nous forcer à porter un bracelet? Un collier?  

Bien sûr que non ! Parce que le Québec n’a pas l’étoffe autoritaire. 

Avant de jouer au Big Brother, Québec devrait commencer par exiger le masque en public ou par fournir le matériel de base à son personnel médical... Mais je rêve en couleurs.  

Pourquoi s’occuperait-on de l’essentiel quand on peut gaspiller ses millions pour de nouvelles «bébelles»?