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La grosse période des réservations dans les campings est sur la glace

Camping
Photo Julien Cabana

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Normalement, à ce temps-ci de l'année plusieurs Québécois sont en train de prévoir leurs vacances d'été et de réserver des terrains de camping.

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Les mois d'avril et mai représentent la grosse période de réservations dans les campings. Mais tout est sur la glace en raison de la pandémie.

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, les adeptes de camping sont confiants. Plusieurs ont déjà préparé leur véhicule récréatif.

«Présentement, elle [caravane à sellette] est prête. Donc, on attend le OK du gouvernement», a dit vendredi Claude Maltais.

Ce dernier passe ses étés sur les terrains de camping de la région depuis une dizaine d'années.

René Bois, adepte de camping depuis 25 ans, a aussi tout préparé. «Elle est prête depuis très longtemps, a-t-il lancé. On est prêts à partir. Mais on n'a pas décidé encore ce qu'on ferait cette année. On va attendre des nouvelles.»

Espoir

Les amateurs ont encore espoir d'avoir une saison. Mais tous s'entendent pour dire que le camping risque d'être totalement différent. Ils sont conscients qu'ils devront s'adapter à de nouvelles réalités en raison de la COVID-19.

«Je ne pense pas qu'on s'attroupe cette année, chacun va avoir son petit feu», a ajouté Claude Maltais, en évoquant les mesures de distanciation sociale nécessaire pour freiner la propagation de la maladie à coronavirus.

«Quand tu vas en camping, ce sont les activités que tu veux.... Si tu vas en camping et que tu restes sur ton terrain, ce n’est pas trop intéressant», s'est pour sa part inquiété Réal Ménard.

Les responsables des campings attendent des nouvelles du gouvernement Legault avec impatience. Ils nagent dans l'inconnu et l'incertitude. Malgré tout, plusieurs ont tout de même commencé à préparer différents scénarios d'ouverture, du plus optimiste au plus pessimiste.

«On est en train de se préparer si éventuellement il y a des annonces du gouvernement. Il y a également des associations de camping qui sont en train d'élaborer des plans aussi, de présenter des mesures d'hygiène si jamais il y a un message positif du gouvernement, a expliqué le président du Centre de villégiature Dame-en-Terre d'Alma, François Carrier.

«Encore là, va-t-on reprendre à 100 %? Va-t-on rependre seulement à 50 %? On vit un peu dans le néant là», a-t-il ajouté.

«C'est certain que la façon de faire du camping va sûrement être changée. Au lieu d'être 10 autour du feu, on va essayer de viser plus les familles proches», a indiqué le directeur général du Camping Jonquière, Mathieu Brassard.