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Vraiment pas facile de trouver une garderie

Une travailleuse essentielle risque de devoir prendre un congé sans solde

Kimberly Quesada
Photo Michaël Nguyen Kimberly Quesada, criminologue à la DPJ, considérée comme travailleuse essentielle, est incapable de trouver une place en garderie pour son enfant de 20 mois.

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Une criminologue de la DPJ incapable de trouver une place de garderie pour son petit de 20 mois risque de devoir prendre un congé sans solde alors que tous s’attendent à une hausse de signalements avec le retour en classe.

« Pour le moment, j’ai accès au service de garde d’urgence, mais il me reste deux semaines pour trouver une garderie, mais aucune n’est disponible... J’ai même offert de donner des cours d’espagnol en échange d’une place », dit Kimberly Quesada.

Avant la naissance de son fils, la résidente de Boucherville avait trouvé une place, mais l’entreprise a, depuis, fait faillite. Elle a ensuite emmené son fils dans une garderie privée non subventionnée, quitte à réduire ses heures de travail en raison des horaires.

Puis, la crise de la COVID-19 a éclaté.

« Certaines garderies ne pouvaient plus accueillir les enfants. Notre garderie en faisait partie », a-t-elle expliqué.

Compte tenu de son statut de travailleuse essentielle, Kimberly Quesada a eu accès au service de garde d’urgence, mais bientôt, avec le déconfinement, elle n’y aura plus accès.

Places restreintes

Or, trouver une nouvelle place aussi rapidement n’est pas simple. Le ministère de la Famille est submergé d’appels de parents dans la même situation. Selon un récent sondage de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, la moitié des garderies en milieu familial, fréquentées par pas moins de 90 000 enfants, pourraient ne pas rouvrir. 

Elle pensait avoir trouvé la solution lorsque la garderie Les Minis-Cachalots à Boucherville a voulu ajouter 14 nouvelles places. Sauf que la demande de permis a été refusée, déplore la propriétaire Hélène Richard.

Beaucoup de frustration

« On m’a répondu que ce n’était pas nécessaire, explique Mme Richard. Je n’ai jamais reçu autant d’appels de parents désemparés. Le ministère devrait être conscientisé à la situation, sinon, il y en a qui seront laissés pour compte. »

Si Mme Quesada ne trouve pas de place pour son bambin, elle n’aura d’autre choix que de prendre un congé sans solde pour s’occuper de son fils. 

Elle espère toutefois ne pas devoir en arriver là, d’autant plus qu’elle s’attend à un « tsunami » de signalements à la DPJ au retour en classe.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.