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On peut tous aider à la recherche d’un remède contre la COVID-19

Un groupe de chercheurs de trois pays ont créé un logiciel qui permet à quiconque qui possède un ordinateur personnel de contribuer à la recherche de médicaments contre la COVID-19. L'équipe du docteur Greg Bowman de l'Université de Washington et de Lucie Delamothe de l'Institut royale des technologies de Suède en charge du projet.
Photo Courtoisie Un groupe de chercheurs de trois pays ont créé un logiciel qui permet à quiconque qui possède un ordinateur personnel de contribuer à la recherche de médicaments contre la COVID-19. L'équipe du docteur Greg Bowman de l'Université de Washington et de Lucie Delamothe de l'Institut royale des technologies de Suède en charge du projet.

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Un groupe de chercheurs de trois pays a créé un logiciel qui permet à quiconque qui possède un ordinateur personnel de contribuer à la recherche de médicaments contre la COVID-19. 

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«Nous avons créé “l’ordinateur” le plus puissant au monde et sa puissance de calcul sert à tester virtuellement tous les médicaments et toutes les molécules disponibles sur terre afin de trouver celles qui peuvent bloquer l’efficacité de la COVID-19», explique Lucie Delamotte, chercheuse en physique moléculaire à L’Institut Royal des technologies de Suède. 

Le principe est simple. Tous les gens qui le souhaitent, peuvent installer un logiciel nommé «foldinghome» sur leur ordinateur. Ce logiciel va rouler sans que cela empêche un utilisateur de naviguer sur son ordinateur pour d’autres tâches. 

Le logiciel va recevoir des milliers de molécules virtuelles (sous formes d’algorithmes) qu’il va comparer avec le virus de la COVID-19. «C’est comme si on avait une pièce de casse-têtes et qu’on recevait des milliers de boîtes de pièces de casse-tête. Une personne ne pourrait pas toutes les comparer. Chaque ordinateur peut le faire à une vitesse incroyable», soutient-elle. 

La chercheuse explique qu’il y a des milliards de milliards de possibilités à tester et c’est là que le réseau mondial d’ordinateurs fait la différence. «On compare toutes les pièces de casse-têtes qui existe dans le monde avec notre morceau principal qui est la COVID-19», image-t-elle. 

Depuis l’apparition du virus, le programme «foldinghome» a vu le nombre d’utilisateurs passer de 10 000 ordinateurs personnels à plus d’un million au moment d’écrire ces lignes.  

Le programme, qui a vu le jour au début des années 2000 à l’Université Stanford, est géré depuis l’Université Washington à St-Louis. Une dizaine d’universités et de laboratoires de Hong Kong, des États-Unis et de la Suède participent au projet.  

Plusieurs géants de l’informatique contribuent et la compagnie de sécurité informatique Avasst et en charge d’éviter qu’on attrape un virus informatique tout en essayant de trouver un remède à un virus biologique. 

Foldinghome a travaillé sur de nombreux autres projets depuis 20 ans et a contribué à faire avancer la recherche sur des médicaments contre de nombreuses maladies, tel que le cancer du sein et même l’Ebola.

«Ce n’est pas nous qui développons le remède. Nous sommes là pour dire aux chercheurs qui travaillent en laboratoire : voici les molécules les plus prometteuses. On leur fait gagner énormément de temps. Et c’est grâce à tous ceux qui nous aident en partageant un peu de puissance de leur ordinateur», explique Dr Delamote. 

Relativement sécuritaire 

Un expert informatique juge qu’il s’agit d’une application assez sécuritaire parce elle est peu connue et qu’une compagnie informatique anti-virus y est impliquée. «Généralement, les malfaiteurs vont s’attaquer à du gros. C’est excellent qu’il y ait une compagnie anti-virus. Plus l’application deviendra connue et plus il y aura de risques. On doit toujours rester vigilent», explique Patrick Mathieu, cofondateur de Hackfest, une compagnie spécialisée en sécurité informatique. 

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.