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Rouvrir, oui, mais comment?

Une libraire réfléchit à la réouverture de son commerce

Claudia Legault-Dallaire
Photo courtoisie Claudia Legault-Dallaire de Bouquinart Librairie et Galerie d’art.

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Claudia Legault-Dallaire ouvrira, lundi, sa librairie située sur la rue principale dans le secteur Aylmer à Gatineau. Les clients pourront venir prendre possession des livres commandés et qui ont été prépayés.  

La libraire est convaincue qu’une toute nouvelle façon de gérer devra être mise en place à court et à moyen terme.   

« Est-ce que je vais installer des panneaux de plexiglas sur le comptoir-caisse ? Est-ce que je vais ouvrir, faire entrer les clients un à la fois et désinfecter par la suite ? Est-ce que je vais ouvrir sur rendez-vous ? Est-ce que je vais modifier mes heures d’ouverture ? Les masques, les gants. Il y a beaucoup de choses à penser. On va s’adapter, mais ça ne sera plus comme avant », a-t-elle indiqué.  

Elle a tout de même pris la décision d’ouvrir son commerce. Les gens pourront venir chercher les livres qu’ils ont commandés et qui ont été payés par virement Interac ou par carte de crédit. Il s’agit d’une première phase mise en place.  

Claudia Legault-Dallaire a ouvert, il y a trois ans, avec sa mère, Bouquinart Librairie et Galerie d’art. Un commerce où l’on retrouve des livres et des œuvres d’art. Elle s’occupe de la librairie et sa mère de la galerie. L’ensemble forme un tout.  

Du réconfort  

Le troisième anniversaire est arrivé pile avec la journée où elles ont appris qu’elles devaient fermer leur commerce pour une période indéterminée.  

« Ce fut un coup de massue. Nous sommes aussi une librairie qui fait de l’événementiel avec des lancements, des causeries et de l’animation. C’est notre couleur. On ne savait pas trop ce qui était pour découler de tout ça », a-t-elle admis, lors d’un entretien téléphonique.  

Et avec une mère dans la soixantaine et plus à risque, Claudia Legault-Dallaire s’est retrouvée toute seule pour répondre aux nombreuses commandes arrivant par téléphone, par courriel, par Facebook et par la plateforme leslibraires.ca.  

La lecture, a-t-elle précisé, est devenue, pour les gens confinés, une façon de trouver du réconfort, une forme d’espoir et un moyen pour se changer les idées.  

Les livres d’apprentissage scolaire, la littérature jeunesse et les bandes dessinées sont très populaires. Tout comme tout ce qui est littérature québécoise.  

Claudia Legault-Dallaire a même mis en place un service de livraison. Elle en fait de 15 à 20 par jour dans le secteur de la librairie et jusqu’à Hull, Gatineau, Chelsea et Lucksville.  

La libraire a senti une volonté de la part des gens d’appuyer et de préserver le commerce local dans le « vieux » Aylmer.   

Elle profite des fins de semaine pour reprendre son souffle et pour lire.    

« Je viens de terminer la bande dessinée Contact de Mélanie Leclerc qui est un de mes coups de cœur et je suis en train de finir Pas même le bruit d’un fleuve d’Hélène Dorion. J’en profite pour du rattrapage avec mes lectures d’automne qui n’étaient pas terminées. Ça me fait beaucoup de bien », a-t-elle confié.  

Suggestions de lecture:  

  • La géographie du bonheur (Véronique Marcotte, 2020)
  • Chasse à l’homme (Sophie Létourneau, 2020) 
  • Un beau désastre (Christine Eddie, 2020) 

Les suggestions de Claudia:   

<b><i>Autopsie d’une femme plate</i></b><br>
Marie-Renée Lavoie, 2017
Photo courtoisie
Autopsie d’une femme plate
Marie-Renée Lavoie, 2017

  

<b><i>Les écrivements</i></b><br>
Matthieu Simard, 2018
Photo courtoisie
Les écrivements
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