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Décès

Son père n’avait que «la peau sur les os» à sa mort

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Courtoisie Irving Bordoff. Décédé

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Une Montréalaise dénonce que son père, atteint de la COVID-19, n’avait plus que « la peau sur les os » lors de son transfert d’une résidence pour aînés à l’hôpital peu avant son décès.  

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« Il n’était plus qu’un squelette [...] méconnaissable », rage Melissa Bordoff, la fille d’Irving Bordoff, décédé le 29 avril à l’âge 91 ans.  

L’aîné vivait à la Résidence Vivalis à Pointe-Claire. C’est le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal qui lui avait attribué cette place au privé, dit sa fille.  

Cet établissement a connu trois éclosions de COVID-19, d’après son propriétaire, Christian Archambault. Mais la plus récente a infecté plus de 50 personnes, soit plus de la moitié des résidents, selon les derniers chiffres disponibles du gouvernement.  

Grâce à un concierge  

Avant que son père contracte le coronavirus, Mme Bordoff pouvait le voir de la fenêtre de sa chambre ou lui parler au téléphone, avec l’aide des employés.  

Quand on lui a appris qu’il était infecté, il y a près de deux semaines, les nouvelles sont devenues plus rares, explique-t-elle.   

L’aîné a notamment été changé d’étage et Mme Bordoff souligne que c’est grâce à un concierge de l’endroit qu’elle a pu être un peu au courant de l’état de son père. Elle se rendait sur place et cognait à la porte, dit-elle.  

Cependant, rien ne la préparait au choc vécu, lorsqu’elle a finalement vu son père une dernière fois à l’hôpital avant qu’il ne s’éteigne.  

Amaigri  

Irving Bordoff était amaigri et les dents brunies, décrit-elle. Une photo montrée au Journal le confirme.   

Elle remet en question les soins qu’a reçus l’homme à sa résidence, entre son diagnostic et son transfert à l’hôpital, pour expliquer son piteux état.  

« J’ai l’impression d’avoir laissé tomber mon père », poursuit Mme Bordoff d’une voix étouffée.  

Le président d’Excelsoins, qui possède Vivalis, Christian Archambault, admet qu’il a manqué d’employés sur place. Par contre, il assure avoir mis « tous les efforts » pour maintenir les soins de base, comme nourrir les résidents et changer leur culotte.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.