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Québec solidaire veut revoir la règle du plus bas soumissionnaire

Québec solidaire veut revoir la règle du plus bas soumissionnaire
Photo d'archives

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La chef parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé, croit qu’avec la crise actuelle, le moment est venu de réviser la règle du plus bas soumissionnaire afin de favoriser les achats locaux.

En entrevue avec l’Agence QMI, la chef du deuxième groupe d’opposition a plaidé pour que les soumissionnaires québécois soient retenus, même si leur offre dépasse de 10 % celle d'un concurrent étranger, pour les contrats de moins de 25 000 $.

Pour les contrats de plus de 25 000 $, les entreprises québécoises pourraient demander jusqu’à 5 % plus cher par rapport à une firme extérieure, a-t-elle ajouté.

«La règle du plus bas soumissionnaire favorise l’achat à de gros fournisseurs. Le petit qui se fait manger par le plus gros: il faut changer ça», a illustré Manon Massé.

Elle ne croit pas que cette mesure finisse par peser trop lourdement sur le plan budgétaire. Pour appuyer ses dires, elle cite une étude du Conseil du patronat qui montre que pour un dollar dépensé chez un commerçant québécois, la moitié retournera ensuite dans l’économie du Québec. Selon la même étude, moins de 20 % du dollar investi dans un détaillant étranger va circuler dans l’économie québécoise par la suite.

«Pour que Québec solidaire soit d’accord avec le Conseil du patronat, il faut vraiment que ce soit une bonne proposition!» a ironisé la leader du parti de gauche.

De cette manière, Manon Massé veut que 40 % des achats effectués présentement en dehors du Québec par les ministères et les organismes publics soient remplacés par des achats locaux d’ici quatre ans. Pour les approvisionnements en aliments, dans les cafétérias notamment, la députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques vise une conversion de 50 %.

«Le gouvernement de la CAQ se dit sensible à nos PME. Alors qu’il le démontre en s’imposant son panier bleu», a lancé Manon Massé, qui se réjouit par ailleurs que l’achat local soit sur toutes les lèvres depuis le début de la pandémie.

Revenir en arrière

Mais pour passer de la parole aux actes, le gouvernement Legault doit d’abord reculer sur son intention de concentrer, au sein d’un même organisme, tous les achats de biens dans la fonction publique.

Annoncée en février, mais suspendue à cause du coronavirus, la transformation du Centre de services partagés du Québec (CSPQ) en Centre d'acquisitions gouvernementales vise à favoriser les achats groupés afin d’en retirer le maximum de bénéfices.

«Ça va encore favoriser les gros au détriment des petits. Par exemple, présentement, pour les agendas scolaires, c’est souvent une petite imprimerie locale qui a le contrat. Mais avec la centralisation des achats, c’est évident que cette petite entreprise locale n’aura pas le contrat pour l’ensemble du Québec. Ça aurait donc un impact négatif pour les économies régionales», a illustré Manon Massé.

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