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Apprentissage entre pairs: une firme québécoise propose des «braindates» virtuelles

Apprentissage entre pairs: une firme québécoise propose des «braindates» virtuelles
Courtoisie - e-180

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Pas de collègue avec qui potiner sur l’heure du midi, pas de collègue à qui demander de l’aide non plus: la présente crise entraîne une perte de repères chez certains travailleurs. Pour pallier ce manque d’échange de connaissances, la firme e-180, qui œuvrait déjà dans l’événementiel avec un concept de braindates, rend désormais celui-ci disponible en formule virtuelle.  

La mission de la firme montréalaise e-180 a toujours été simple: connecter des gens pour favoriser la transmission de savoir. La présidente-directrice générale et fondatrice de e-180, Christine Renaud, avait elle-même dû, par le passé, développer un bagage de connaissances alors qu’elle avait obtenu un poste qui n’avait pas de lien avec sa formation initiale en enseignement. 

«J’étais réalisatrice de podcast et je n’avais pas de diplôme en son ou en storytelling. L’idée du partage de connaissances est née là», dit-elle en entretien téléphonique. 

À ses débuts, en 2011, la PDG avait créé une plateforme où tout individu pouvait inscrire ses compétences sur un «marché des savoirs» afin d’offrir ses services ou d’avoir recours à l’expertise d’une autre personne. De fil en aiguille, le concept s’est peaufiné, puis a pris un virage «événementiel», avec l’intérêt de C2 Montréal, notamment. 

«En trois jours de conférences, on a eu presque 1000 braindates. C’était plus qu’en trois ans dans les cafés, donc tout de suite on a vu que le milieu de l’événementiel, c’était une place pour nous», a expliqué Christine Renaud.  

Tout le monde a quelque chose à partager 

Pour la fondatrice, il n'y a pas de doute: tout le monde a un savoir à transmettre. «Tout le monde a une expérience ou une connaissance qui peut avoir une valeur pour quelqu’un d’autre, qu’on soit plus jeune ou plus vieux», insiste-t-elle. 

Elle mentionne d’ailleurs en exemple une étudiante de 22 ans, qui lors d’une édition de C2 Montréal, a tout simplement offert de donner son point de vue aux entreprises en tant que millénariale. «C’était l’offre de connaissances la plus populaire [...] Tous les VPs des entreprises internationales voulaient la rencontrer», indique Mme Renaud, comme quoi les braindates n’ont rien à voir avec le mentorat.  

En formule virtuelle 

En mars dernier, alors qu’elle voyait tous ses clients annuler leur événement les uns après les autres, tel un effet de dominos, la PDG de e-180 a repensé sa formule. 

«Plus de revenus, plus de clients: c’est une bonne raison pour faire un petit pivot comme on aime bien dire dans l’industrie technologique. En trois semaines, on a lancé un outil de braindates virtuelles qui permet de faire ce qu’on faisait avant, mais sans se rencontrer en personne», soutient la fondatrice.  

L’outil est accessible pour des organisateurs d’événements qui souhaiteraient transposer leurs activités sous forme virtuelle ou pour les entreprises qui souhaiteraient organiser des braindates à l’interne.  

Le concept est par ailleurs éligible au Programme actions concertées pour le maintien en emploi (PACME), mis sur pied par le gouvernement provincial pour fournir du soutien direct aux entreprises qui connaissent une réduction de leurs activités en raison de la pandémie de la COVID-19. «On peut avoir des millions de braindates au Québec», lance Mme Renaud, qui espère ainsi voir de nouvelles entreprises tenter l’expérience. 

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