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Confinement réussi avec six ados et deux enfants

Une famille nombreuse de la Mauricie a trouvé un équilibre pour passer à travers la pandémie sous le même toit

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Un couple de la Mauricie a réussi à s’adapter au confinement avec huit de leurs neuf enfants. Le secret ? Un horaire et du lâcher-prise.  

« La première semaine, ç’a été une semaine de sept samedis. On a décidé qu’on ne ferait pas ça, que ça ne marcherait pas », raconte Joël Lapierre, qui est pasteur à l’église baptiste de Trois-Rivières.  

Ça n’a pas été long que sa conjointe, Julie Joseph, a établi un horaire pour tenir tout le monde occupé, et surtout, loin des écrans.  

Français, anglais et mathématiques le matin. L’après-midi, c’est tout le monde dehors pour prendre l’air. Le vendredi, c’est le ménage en famille, puis un film le samedi soir.  

M. Lapierre et Mme Joseph sont parents de neuf enfants âgés de 9 à 18 ans. Quatre sont biologiques et cinq ont été adoptés, au Québec et en Ukraine.  

« Pour les enfants adoptés plus vieux, il y a toujours un défi d’attachement. Pour eux, de se retrouver 24 heures sur 24 avec leur famille, c’est une bonne chose », précise Mme Joseph.  

Adaptation  

Il y a définitivement eu une période d’adaptation avant qu’une routine s’installe et que tout semble normal de nouveau dans cette maison de campagne située aux limites de Trois-Rivières.  

Au début, il y avait de l’anxiété dans la place. Un peu de larmes et de chicane aussi, selon les parents.  

« Ils sont six de 13 à 18 ans. C’est sûr que si tu mets un “hormonomètre” ici, on dépasse les normes », mentionne le père, sourire en coin.  

La perfection n’est pas de ce monde, mais les adolescents trouvent généralement une façon de s’entendre, et voient aussi qu’il y a du beau dans cette période de confinement.  

« J’aime ça faire des changements dans la maison. Là, on a repeinturé la chambre d’une de mes sœurs et on va faire la mienne », raconte Anna, 14 ans, qui s’ennuie parfois de l’école, surtout pour voir ses amis.  

Au final, la famille ne sort pas vraiment, sauf pour faire une petite promenade de temps en temps.   

Les parents vont faire des courses chacun leur tour, des emplettes nettoyées ensuite aux lingettes désinfectantes.   

Les deux ados qui travaillent mettent leurs vêtements au lavage dès qu’ils rentrent et sautent tout de suite sous la douche.  

Pas d’école  

Le couple a décidé que les deux jeunes d’âge primaire ne retourneront pas à l’école avant septembre. D’autant plus que Lili et Mathias ont des besoins spéciaux et que la plus jeune a une santé fragile.  

Ils resteront avec les plus grands. À voir toutes les règles mises en place, Mme Joseph ne regrette aucunement la décision.  

« C’est tellement compliqué, sérieusement, qu’on aime mieux les garder à la maison », dit-elle.  

À 10 DANS LA MAISON  

Photo Amélie St-Yves

Les Lapierre sont confinés à 10 pendant la pandémie avec leurs deux chiens.   

Sur la photo, de gauche à droite : Mathias, 11 ans, la maman Julie Joseph, Eve, 17 ans, Liam, 14 ans, Élia, 15 ans, Arielle, 18 ans, le papa Joël Lapierre et Anna, 14 ans.  

À l’avant, la jeune Lili, 9 ans, est fière d’avoir appris à faire du vélo sans petites roues d’appoint durant le confinement avec l’aide de son frère Noah, 16 ans. Ce dernier est absent de la photo, car il travaillait dans une pépinière.  

Manuel, 18 ans, a pour sa part choisi de rester dans son appartement pendant la crise du coronavirus.  

Retour au bercail  

Photo tirée de Facebook

Arielle (deuxième à partir de la gauche) est retournée à la résidence familiale le temps de la pandémie, après quelques mois passés en appartement à Montréal pour ses études. La jeune femme de 18 ans apprécie encore plus sa famille.   

« J’aime passer du temps avec mes frères et sœurs et me rapprocher d’eux, considérant que, généralement, je les vois une fois par mois ou aux deux mois », souligne Arielle, qui se refait une beauté sur la photo en compagnie d’Élia (à gauche), Eve, sa mère Julie Jospeh et Anna.  

Désinfecter l’épicerie  

Photo tirée de Facebook

Madame s’occupe du Metro, monsieur du Costco. Le total se chiffre autour de 500 $ par semaine. Parfois un peu plus. Mais ils n’ont pas remarqué de hausse du coût des aliments.  

Quand un parent entre avec des denrées, il appelle tout le monde pour donner un coup de pouce afin de désinfecter l’épicerie avec des lingettes Lysol, une activité en famille inusitée qui prend une dizaine de minutes.   

Sur la photo, le père Joël Lapierre anticipe avec humour sa prochaine visite au Costco.  

Un bal en octobre  

Photo tirée de Facebook

Eve, 17 ans, a eu besoin d’une bonne dose d’acceptation pendant le confinement. D’abord, elle devait passer son permis de conduire en avril, ce qui a été reporté aux calendes grecques. Elle a aussi appris que son bal de finissants aurait lieu en octobre.    

« J’ai une amie qui ne pourra pas être là parce qu’elle entre dans l’armée », déplore celle qui travaille dans une épicerie durant la pandémie.  

Des gros yeux à la plage  

Photo tirée de Facebook

Au bout d’un mois de confinement, la famille nombreuse est allée se promener à la plage de Batiscan, sur le bord du fleuve Saint-Laurent, où il n’y avait presque personne.   

M. Lapierre a dû expliquer à un employé de la place qu’ils étaient tous de la même famille et qu’ils pouvaient marcher ensemble.   

Sur la photo, de gauche à droite : Élia, Anna, Noah, Liam, Mathias, Arielle et Lili.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.