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La démence de Trump est de nouveau dans l’actualité

La démence de Trump est de nouveau dans l’actualité
Photo AFP

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En mars de l’année dernière, j’avais publié un blogue intitulé Urgence: la santé mentale de Trump, qui avait soulevé beaucoup d’intérêt. Sa gestion de la crise de la COVID-19, notamment sa suggestion d’ingurgiter des désinfectants pour se protéger du virus, remet sa santé mentale dans l’actualité. Outre les psys cités dans mon blogue, de nouveaux spécialistes en santé mentale appellent à sa destitution.  

Un groupe de professionnels de la santé mentale, la World Mental Health Coalition, vient d’avertir que Donald Trump était «si gravement troublé mentalement qu'il constitue un grand danger pour [leur] nation». Les signataires du document ajoutent qu’il devait être démis de ses fonctions, qu'il devrait démissionner ou qu'il devrait se voir retirer ses pouvoirs de décision concernant la gestion de la pandémie de coronavirus. 

L’organisation demande l’invocation du 25e amendement de la Constitution américaine afin qu’il soit déclaré inapte par les membres de son cabinet, destitué et remplacé par le vice-président Mike Pence. C’est rêver en couleur. Les psys appellent à une «destitution urgente» de Trump, affirmant qu’une décision rapide est nécessaire parce qu’elle «implique le sort même de la nation». 

Le groupe souligne que si M. Trump «était président d'une grande institution, il est probable que le conseil d'administration l'aurait obligé à subir une évaluation complète de sa santé mentale. [...] Tous les militaires de notre pays qui manipulent des armes nucléaires doivent se soumettre à des tests psychologiques rigoureux chaque année, à l'exception du commandant en chef.» 

Selon ces spécialistes: «Le président est incapable de protéger des vies, mais aggrave une pandémie mondiale, non seulement par son incompétence et son ignorance, mais par un détachement dangereux de la réalité et par sa manie d’inventer de fausses informations.» 

Déjà, en janvier 2018, un groupe de plus de 70 psychologues, psychiatres et professionnels de la santé mentale avait envoyé une lettre au médecin de la Maison-Blanche, Ronny Jackson, l'implorant d'inclure une évaluation de la santé neurologique du président dans son examen médical annuel.  

Les spécialistes de la santé mentale notaient une détérioration de l'état mental du président:  

  • Facultés en déclin pour la pensée complexe, discours décousu, difficulté à compléter une pensée; 
  • Difficulté à lire, écouter et comprendre; 
  • Épisodes de troubles de l'élocution; 
  • Vocabulaire en déclin marqué avec une dépendance excessive aux superlatifs; 
  • Répétition fréquente des mêmes concepts; 
  • Capacité déclinante de jugement, de planification, de résolution de problèmes et perte de contrôle des impulsions; 
  • Incapacité de reconnaître de vieux amis.  

Mais la dangereuse folie de Trump ne l’empêche pas de «séduire et hypnotiser les masses» tout en les mettant en danger avec ses décisions politiques. 

Un sondage Washington Post-ABC News de janvier 2017, un an après son élection, révélait qu’une pluralité d’Américains, 48%, pensaient que Trump était mentalement stable, contre 47% qui pensaient qu'il ne l'était pas. Il y a peu de raisons de croire que ces chiffres aient beaucoup changé depuis. 

Les femmes étaient plus susceptibles à 55% d'avoir des doutes sur sa santé mentale. Et 75% des démocrates pensaient également que le président n'était pas mentalement stable. 

Comme on pouvait s’y attendre, seulement 14% des républicains pensaient qu'il était mentalement instable. Comme ces derniers, les évangéliques blancs et les hommes blancs sous-scolarisés étaient les plus susceptibles de croire qu'il était mentalement apte à exercer ses fonctions. 

Les sondeurs avaient également demandé aux répondants s'ils pensaient que Trump était un génie, comme il l’avait lui-même proclamé. Cette fois, les Américains étaient en très grande majorité en désaccord avec le président, 21% soutenant sa déclaration et 73% disant qu'il n'était pas un génie.