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L’industrie du bœuf vit un sale quart d’heure

L’industrie du bœuf vit un sale quart d’heure
Photo d'archives, Agence QMI

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Déjà mal en point depuis plusieurs années, les producteurs québécois de viande bovine pourraient ne pas passer à travers la crise du coronavirus. 

L’association Bœuf Québec a tiré la sonnette d’alarme lundi après qu’un premier cas de COVID-19 eut été déclaré dans le principal abattoir de viande bovine de l’est du Canada. 

Cet abattoir pourrait devoir suspendre ses activités, une fermeture qui s’ajouterait à celles de plusieurs autres usines aux États-Unis et dans l'ouest du Canada depuis le début de la pandémie. 

En Alberta, l'usine de transformation de bœuf Cargill – la plus importante du genre au pays – a rouvert lundi dans la controverse après que près d'un millier d'employés eurent contracté la COVID-19. 

«Cette éventualité sème l’inquiétude au Québec puisque le prix alors payé aux producteurs de bouvillons pourrait s’effondrer, comme dans l’Ouest. La production de bouvillons au Québec est déjà en crise depuis 2008, ayant perdu plus de 60 % de la production», a indiqué Bœuf Québec par communiqué. 

Pour minimiser les impacts de cette fermeture appréhendée, et pour éviter qu’encore plus de producteurs ne quittent définitivement le marché, Bœuf Québec s’affaire à ce que le nombre de bêtes abattues dans la Belle Province passe à 1000 la semaine prochaine. 

Il s’agirait d’une hausse importante par rapport à l’an dernier, quand moins de 250 bouvillons étaient transformés en viande chaque semaine au Québec. 

Comme le rappelle l’association de producteurs, le rythme moyen d’abattement a déjà été augmenté depuis le début de la crise. Actuellement, 600 bovins sont transformés chaque semaine au Québec. 

Bœuf Québec espère que ces changements structurels ne soient pas que temporaires et qu’ils permettent à l’industrie québécoise à retrouver de sa superbe. 

«Cette accélération de la reconstruction permettra de réduire les risques pour les producteurs et se fera au bénéfice des consommateurs québécois en supportant la chaîne d’approvisionnement. Dans ce contexte, l’année 2020 est l’occasion idéale pour que les consommateurs tombent en amour avec le bœuf du Québec!» insiste-t-on chez Bœuf Québec.