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Marc Bergevin: fidèle à ses entraîneurs

En huit ans en poste comme DG du CH, Marc Bergevin n’a connu que Michel Therrien et Claude Julien derrière le banc

SPO-Tournois de golf de la Fondation des Canadiens de Montr�al
Photo d'archives, Agence QMI Marc Bergevin a embauché Claude Julien lorsque ce dernier a perdu son emploi derrière le banc des Bruins en février 2017.

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Si on dit de Marc Bergevin qu’il est un directeur général actif, en fait, parmi les plus actifs de la Ligue nationale, à l’opposé, il est celui qui a prôné et qui prône toujours la stabilité derrière le banc. 

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En huit saisons, et malgré des résultats décevants dans certains cas, deux entraîneurs ont occupé le poste d’entraîneur en chef. 

Michel Therrien a passé quatre saisons et deux tiers. Claude Julien, trois saisons et un tiers. 

Therrien a été un entraîneur qui a donné de bons résultats et on se demande sérieusement si Bergevin a été vraiment à l’origine de son départ ou si ce n’est pas le propriétaire qui l’a invité à pressentir Julien après son congédiement à Boston. 

Bergevin avait beaucoup de respect pour Therrien.   

Dans le cas de Julien, il n’a toujours pas mené son équipe à une qualification aux séries éliminatoires et c’est la raison pour laquelle, Bergevin a surpris tout le monde, en février dernier, en annonçant qu’il n’apporterait aucun changement, confirmant le retour de son entraîneur. 

Cependant, est-il besoin de préciser que son travail sera épié plus que jamais lorsque reprendront les activités de la ligue. 

Quand ? 

Ça, c’est une autre histoire. 

Une mince récolte 

Par ailleurs, de tous les joueurs sélectionnés par Marc Bergevin et son groupe depuis 2012, ceux qui ont joué un rôle important au cours de leur passage dans la formation, eh bien, ils sont peu nombreux. 

Quand la saison a pris fin, le 12 mars dernier, aucun joueur sélectionné par les recruteurs du Canadien n’avait réussi à exercer un impact important. Seul Nick Suzuki, un choix de premier tour des Golden Knights, a modifié la donne. 

Alex Galchenyuk a été évidemment le plus productif, mais aussi celui qui a causé le plus de maux de tête aux décideurs de la formation. Finalement, en 2018, il a été échangé aux Coyotes de l’Arizona en retour des services de Max Domi, un autre choix de premier tour. 

Mikhail Sergachev s’est amené à Montréal et il était pour assurer la relève sur le flanc gauche de la brigade défensive.  

Dans les faits, il devait être celui qui remplacerait Andrei Markov. 

Cependant, parce que le Canadien éprouvait de sérieux problèmes en attaque, Bergevin prit une décision qui, aujourd’hui, semble tourner contre lui à moins que le joueur acquis dans la transaction, Jonathan Drouin, réponde finalement aux attentes. 

Le troisième est Jesperi Kotkaniemi. 

Un départ prometteur, une saison 2018-19 qui s’est terminée en queue de poisson. Au cours de la dernière année, il a déçu à tous les points de vue et a finalement été cédé aux Rockets de Laval de la Ligue américaine. 

On se pose des questions à savoir s’il pourra un jour tenir un rôle important au sein de la formation de la Ligue nationale. Pour le moment, on vit dans l’inquiétude chez les dirigeants du Canadien. 

Une mince consolation 

Et, il y a une bonne raison. Brady Tkachuk, choisi immédiatement après Kotkaniemi, a déjà disputé deux saisons complètes avec les Sénateurs d’Ottawa. Il pourrait bien être le prochain capitaine de cette équipe.  

Également, Quinn Hughes, un défenseur gaucher rapide, est un candidat au titre de la meilleure recrue de la dernière saison. 

Michael McCarron (2013), Nikita Scherbak (2014), Noah Juulsen (2015), Ryan Poehling (2017) et Kotkaniemi (2018) auraient dû participer au programme de relance. Pour l’instant, la patience est de mise. 

Il s’agit d’une mince consolation. 

Bergevin a réussi à colmater quelques brèches avec l’acquisition de Domi et de Drouin, mais encore là, les résultats ont été très décevants au cours de la dernière année.