/sports/soccer/impact
Navigation

Patrick Leduc au cœur de l’action

Patrick Leduc a su s’écouter en revenant avec l’Impact

Impact de Montréal
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Patrick Leduc voit au développement des espoirs qui font partie de l’Académie de l’Impact.

Coup d'oeil sur cet article

Patrick Leduc est un gars d’apparence pragmatique, alors quand il a amorcé sa carrière professionnelle, au tournant des années 2000, il savait dans quoi il s’embarquait.

Curieux de nature, il se félicite d’abord d’avoir décroché un diplôme à l’Université Fairleigh Dickinson, dans le New Jersey, à un jet de pierre de New York.

« Le fait que je sois allé à l’université aux États-Unis avant de me joindre à l’Impact à 22 ans, dans des conditions où je devais travailler ailleurs, ça m’a tout de suite mis dans une situation où je voulais jouer, mais pour jouer, il fallait que je travaille », relate-t-il, puisqu’à l’époque, les salaires n’étaient pas très élevés en deuxième division.

« J’ai cherché une façon de jumeler les deux et j’ai commencé à travailler dans des clubs et des associations au tournant des années 2000. » 

Il a ainsi tenté de jumeler ses deux champs d’intérêt, c’est-à-dire jouer, mais aussi enseigner le soccer.

« C’est sûr que quand on m’offrait de devenir adjoint au directeur technique du programme, ça prenait plus de place dans ma vie. »

Les blessures l’ont poussé à la réflexion. Il a notamment été opéré à un pied en 2009 et il a subi une déchirure du ligament croisé antérieur au genou en 2010.

« Quand j’ai été blessé, pendant de longs moments, ça m’a fait réfléchir à ce que serait ma vie après le soccer. Le fait d’avoir des frustrations comme joueur blessé, tu finis par te demander si tu veux faire ça toute ta vie. »

Autre vie

Comme les blessures lui donnaient soudainement plus de temps, Leduc a commencé à toucher à autre chose.

« J’ai eu la chance de faire partie de conseils d’administration et quand tu joues professionnellement, c’est difficile d’avoir le temps pour faire ça. »

Il s’est ensuite tourné vers les médias en commençant la rédaction d’une chronique qu’il a tenue pendant plusieurs années dans La Presse. Il a également œuvré comme analyste à RDS. Mais le rythme ne convenait finalement pas très bien à sa personnalité et à son mode de vie.

« J’ai réalisé que dans cette profession, il y a beaucoup de temps morts, des moments où tu es inoccupé. » 

Action

Leduc aime avoir les mains dedans, être impliqué dans les décisions et voir les choses bouger.

« Ça m’a fait réaliser que l’action d’être dans un club et dans la gestion des opérations, ça me manquait. 

« Je carbure peut-être plus à ça qu’à une occupation, sans dire que c’est un loisir, c’est un emploi qui m’allait moins bien, le monde des médias. »

Mais ce sont surtout les temps morts qui ont eu raison de lui. Ainsi, quand l’Impact lui a proposé la direction des opérations soccer, en 2018, il n’a pas hésité trop longtemps.

En vitesse

L’ancien défenseur, qui a porté les couleurs du Bleu-blanc-noir entre 2000 et 2010, se rappelle que l’univers des médias se mariait mal à son implication auprès d’équipes amateurs.

« Je trouvais que c’était difficile de planifier des choses longtemps d’avance. J’avais du mal à continuer d’entraîner une équipe quand j’étais à RDS ou à La Presse

« Des fois, j’apprenais une ou deux semaines à l’avance que je ne serais pas là pour le match parce que j’avais un engagement professionnel. »

D’autres fois, c’était la course pour arriver à l’heure.

« Je terminais une affectation à RDS, je ne me démaquillais pas, mon adjoint s’occupait de l’échauffement et j’arrivais à temps pour le match. 

« Les parents l’acceptaient, ils savaient dans quoi on s’embarquait, mais j’ai dirigé beaucoup de matchs en complet et cravate. »

Aujourd’hui, à titre de directeur administratif des opérations soccer de l’Impact, Patrick Leduc a tout son temps pour se consacrer au développement du soccer au sein de l’Académie du club montréalais et il est dans son élément.