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Québec a récupéré ses 45 M$ pour l’achat de masques N95

L’entrepreneur aurait fait un coup similaire à un particulier en 2015

CHU CHUL masque
Photo Simon Clark Une femme et un enfant quittent le Centre hospitalier universitaire de Québec à la fin du mois d’avril. Le CHU ne perdra pas les 45 M$ investis dans l’achat de masques.

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Le gouvernement du Québec a récupéré lundi les 45 millions $ versés à un entrepreneur de Brossard qui prétendait pouvoir fournir des masques N95 en pleine pénurie mondiale.  

• À lire aussi: 45 millions $ partis en fumée

• À lire aussi: Le fraudeur de masques serait plutôt une victime, selon sa conjointe

« L’argent est revenu chez nous », s’est réjoui lundi le porte-parole du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec, Bryan Gélinas. Le Centre est mandaté par le gouvernement pour l’achat d’équipement médical.    

Par conséquent, le CHU de Québec ne risque plus de perdre le pactole, qui avait été avancé le mois passé à Patrick Ledoux, un entrepreneur qui aurait fait le même coup à un particulier il y a quelques années.    

En mars, Ledoux a contacté le gouvernement en disant pouvoir fournir cinq millions de masques N95. Compte tenu de l’urgence, des responsables du CHU de Québec avaient accepté de transférer l’argent rapidement. Ledoux a tenté d’en envoyer une partie en Chine et à Hong Kong.    

Gel des fonds  

Des enquêteurs de la Banque TD avaient levé le drapeau rouge et fait geler les fonds avant qu’ils se volatilisent. Selon des documents de cour, Ledoux a ensuite été confronté. C’est là qu’il aurait dit qu’il s’agissait de commissions pour des intermédiaires.    

Il a ensuite mentionné que les masques étaient en Angleterre, exhibant une attestation. Son document, qui comportait une erreur d’orthographe, était en fait un faux.    

« Matériel médical L.A [l’entreprise créée par Ledoux] s’apparente à ce stade-ci à une coquille vide nouvellement créée pour tenter de faire un coup d’argent », avait dit le juge Bernard Synnott, gelant l’argent versé à Ledoux, la semaine dernière à Montréal.    

Or, ce n’était pas la première fois que Ledoux aurait fait miroiter du matériel sans jamais le livrer, révèlent des documents judiciaires obtenus par Le Journal.     

En 2015, il aurait fait subir la même médecine à un comptable pour un montant moindre.    

À l’époque, Ledoux avait été embauché pour la réfection d’une toiture qui incluait l’achat d’ardoise. À la demande de Ledoux, le comptable avait accepté de verser un dépôt de 22 811 $.    

Or, le matériel n’a jamais été livré.    

« Malgré l’encaissement du dépôt par Dimex Canada [l’entreprise de Ledoux], cette dernière n’a jamais effectué les travaux ni livré l’ardoise », avait indiqué le comptable dans sa poursuite contre Ledoux.    

Après avoir longtemps ignoré le comptable, Ledoux a finalement indiqué que son entreprise ne pourrait rien livrer.    

« Malheureusement, la compagnie est dans le processus et dans l’obligation de déclarer faillite », avait écrit Patrick Ledoux, huit mois après la signature du contrat.     

Cette information était fausse étant donné qu’une simple recherche permet de voir que l’entreprise est toujours active, même aujourd’hui.    

L’affaire s’est finalement conclue avec un règlement hors cour confidentiel. Dans celle qui implique l’achat de masques N95, un juge devra encore trancher pour savoir entre autres si Ledoux devra verser 10 000 $ en dommages, pour ses gestes que le CHU de Québec considère comme des « manœuvres frauduleuses ».

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