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Réouverture des écoles: Legault demande aux Québécois d'être indulgents

Réouverture des écoles: Legault demande aux Québécois d'être indulgents
Photo le Journal de Québec/Agence QMI, Stevens Leblanc

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Admettant que tout ne sera pas parfait dès le premier jour de la réouverture des classes, le premier ministre François Legault demande aux Québécois de faire preuve d’indulgence et de laisser au réseau le temps de s’ajuster à cette situation inédite. 

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«On n’a pas un guide des opérations pour comment rouvrir les écoles en pandémie, c’est la première fois qu’on fait ça. On va essayer de le faire le mieux possible, mais il faut s’attendre à ce qu’il y ait des ajustements», a laissé entendre François Legault lors de son point de presse, lundi. 

Le premier ministre a précisé que la réouverture entraînait un défi logistique important afin de maintenir le plus possible la distanciation sociale de deux mètres entre les enfants dans les classes où un maximum de 15 élèves seront admis. 

Certaines commissions scolaires devront, par exemple, se tourner vers des classes d’écoles secondaires, souvent plus grandes, pour accueillir les élèves. 

«C’est une gymnastique incroyable à faire pour ceux qui sont en train de préparer l’entrée [en classes] dans les régions le 11 mai prochain», a reconnu François Legault. 

«J’entends des gens dire “c’est tout croche!”. Regardez-là, on ne fait pas ça tous les jours rouvrir des écoles en pleine COVID-19, soyons indulgents», a-t-il ensuite demandé. 

Et aux parents qui sont toujours inquiets à l’idée d’envoyer leurs enfants en classes, le premier ministre a voulu se montrer compréhensif. 

«Moi, je pense que c’est sécuritaire, mais je ne pense pas qu’on doit faire de reproches aux parents qui décident de garder leur enfant à la maison. Je comprends très bien que certains parents ne soient pas à l’aise.» 

Des masques pour les profs 

Les enseignants qui voudront porter un masque lors du retour en classe pourront le faire, a aussi indiqué le premier ministre. 

«Certains enseignants sont très inquiets et voudraient porter un couvre-visage, a-t-il convenu. La santé publique ne pense pas que c’est nécessaire, mais ça ne peut pas nuire. On va permettre aux enseignants de porter un couvre-visage. L’important, c’est que tout le monde se sente à l’aise.» 

Le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, a ajouté que le ministère de l’Éducation devrait être en mesure de fournir l’équipement aux enseignants qui en feront la demande. 

Les grandes centrales syndicales exigeaient depuis l’annonce de la réouverture des écoles que les enseignants soient eux aussi protégés, comme le seront les éducateurs et éducatrices en garderie à leur retour au travail. 

  

Réouverture des écoles: Legault demande aux Québécois d'être indulgents
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés

Retour en classe : aux parents et non aux commissions scolaires de décider, tranche Legault 

Ce sera aux parents de décider s’ils renvoient leurs enfants à l’école, a tranché le premier ministre François Legault, en réponse aux commissions scolaires anglophones qui défient Québec. 

«Les commissions scolaires et les personnes responsables des écoles dans la communauté anglophone doivent ouvrir les écoles lorsqu’on dit "oui, cette date, c’est le bon moment pour rouvrir les écoles". Après, ce sont les parents qui vont décider s’ils y envoient leurs enfants ou non, pas les anciennes commissions scolaires anglophones», a-t-il expliqué lors de son point de presse quotidien, lundi. 

Vendredi dernier, les commissions scolaires anglophones ont annoncé qu’elles décideront «si et quand» chacune de leurs écoles peut rouvrir «après avoir déterminé que toutes les conditions nécessaires peuvent être réunies dans chaque cas». 

Selon elles, le plan de retour à l'école présenté par Québec a été «annoncé précipitamment», ce qui a eu pour effet d’augmenter les niveaux d'anxiété et de stress au sein de la population. 

Malgré l’adoption de la loi 40, les commissions scolaires anglophones continuent de faire valoir leur droit de gérer leur système scolaire en tant que minorité linguistique, ont-elles indiqué dans un communiqué. 

Au cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, on précise pourtant que les commissions scolaires anglophones «ne disposent pas du pouvoir légal de repousser l’ouverture des établissements scolaires». 

Il s’agit d’une compétence exclusive au gouvernement du Québec, a affirmé le porte-parole du ministre, Francis Bouchard. 

«Notre décision a été approuvée par la direction de la Santé publique, qui a considéré toutes les dimensions de la santé de nos élèves. Rappelons que selon l’Association des pédiatres, un confinement prolongé pourrait avoir un effet néfaste sur leur développement et sur leur santé mentale», a-t-il ajouté. 

La réouverture des écoles est prévue pour le 19 mai dans la grande région de Montréal.