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COVID-19: «Parfois, j’ai le goût de pleurer», avoue Kim Clavel

Coronavirus - Covid-19
Photo courtoisie La boxeuse Kim Clavel qui avais prise une année sabbatique est retourné au travail comme infirmière le mardi 31 mars 2020.

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Même loin du ring, la boxeuse Kim Clavel parvient à se démarquer de la bonne façon.

Lundi, la Québécoise a reçu le prix «Héros pour l'humanité» (Heroes for Humanity) de la WBC.

Cette distinction est remise pour souligner les acteurs du monde de la boxe qui mettent leur vie en danger afin d’aider les autres pendant la pandémie de coronavirus.

Il faut préciser que la boxeuse, qui a une formation d’infirmière, a fait le choix d’aller donner un coup de main dans les CHSLD de la grande région de Montréal.

En entrevue à l'émission Dave Morissette en direct du réseau TVA Sports, Clavel a mentionné que l’annonce l’avait prise par surprise.

«Quand j’ai appris ça, je suis un peu restée bouche bée. Je me suis demandé si c’était vraiment de moi qu’il était question! Mais c’est une tape dans le dos qui fait vraiment du bien.»

Des plans modifiés

À l’origine, Clavel devait monter dans le ring le 21 mars dernier pour défendre sa ceinture NABF. Mais la COVID-19, comme on le sait tous maintenant, a chamboulé ses plans.

«Je m’entraîne une heure tous les jours. C’est sûr que je ne vis pas mon mode de vie d’athlète à 100 %, mais ce que je vois, en tant qu’infirmière, est tout autant monopolisant. Je vois des choses que je n’aurais jamais pensé voir.

«Parfois, j’ai le goût de pleurer, mais je dois continuer de me battre pour les gens qui souffrent. Je serai là jusqu’à la fin pour sauver des vies.»

L’aspect le plus dur

Questionnée à savoir quel était l’aspect le plus éprouvant de son travail d’infirmière à l’ère de la COVID-19, Clavel y est allée d’une réponse franche et très révélatrice de l’ampleur de la situation actuelle.

«C’est vraiment triste ce que je vais dire, mais c’est de voir des gens mourir dans la solitude. Les employés sont tellement débordés, que le dernier qui doit manger mange assurément froid. Mais tout le monde fait de son mieux.

«Moi, je n’arrive pas à bien dormir, car j’ai une âme qui souhaite sauver tout le monde. J’ai souvent des images difficiles qui tournent en boucle dans ma tête...»

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.