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Élèves en difficulté privés de services: inacceptable, selon les partis d’opposition

classroom of a daycare center without children and teacher
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Les partis d’opposition affirment qu’il est totalement inacceptable que des élèves en difficulté soient privés de services lors du retour en classe, alors que l’ouverture des écoles devait justement permettre d’aider les plus vulnérables selon le gouvernement Legault.

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Le Journal rapportait mardi que des parents d’élèves en difficulté ont fait le choix de les garder à la maison lorsqu’ils ont appris leur enfant serait privé de services spécialisés s’il retourne à l’école. Des éducatrices spécialisées et des orthopédagogues doivent notamment prendre en charge des classes, en raison du manque d’enseignants pour tous les groupes limités à un maximum de 15 élèves.

«Cette situation est absolument illogique et inacceptable. Ces enfants-là devraient avoir leurs services habituels, je dirais même que ces services devraient être intensifiés» affirme la députée péquiste Véronique Hivon.

L’indignation est la même dans les rangs du Parti libéral et de Québec solidaire. «On va déshabiller Pierre pour habiller Paul, ça ne fonctionne pas», lance la députée libérale Marwah Rizqy.

«Je trouve ça vraiment révoltant», ajoute pour sa part Christine Labrie, députée de Québec solidaire, qui rappelle que le gouvernement Legault a affirmé qu’il fallait rouvrir les écoles pour aider les élèves les plus vulnérables.

«L’argument de départ, c’était de la poudre aux yeux pour justifier la réouverture des écoles pour un but essentiellement économique. On a utilisé les enfants vulnérables comme prétexte», ajoute-t-elle.

Au Parti libéral, on affirme que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, aurait dû déposer un plan de retour en classe plus détaillé qui aurait déjà prévu des mécanismes pour faire appel aux finissants et aux étudiants en éducation.

Au Parti québécois et à Québec solidaire, on demande encore une fois au ministre de faire preuve de souplesse en autorisant le retour en classe à temps partiel, ce qui éviterait ce «casse-tête hallucinant» dans le réseau scolaire.

«On se rend compte que les conditions ne sont pas nécessairement là pour que ce soit une réussite du point de vue des apprentissages», affirme Véronique Hivon.

De son côté, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a demandé au réseau scolaire d’éviter autant que possible d’avoir recours au personnel professionnel pour prendre en charge des groupes d’élèves, afin qu’ils puissent se consacrer aux plus vulnérables.

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