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COVID-19: explosion de cas dans une ressource des Laurentides

Maison Wilfrid-Grignon
Photo Pierre-Paul Poulin

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Une ressource intermédiaire des Laurentides vit une explosion de cas de COVID-19. Le tiers de ses résidents sont infectés ainsi qu’une dizaine d’employés, une situation qui crée beaucoup d’inquiétude dans la région.

Actuellement, on compte 27 usagers confirmés positifs au coronavirus ainsi que 14 employés de la Maison Wilfrid-Grignon, une ressource intermédiaire de 75 places, située à Sainte-Adèle. On recense également quatre décès jusqu’à présent.

Au cours des derniers jours, une vingtaine d’employés du Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides (CISSS) ont été appelés en renfort pour y intervenir.

Selon le syndicat qui représente les infirmières du CISSS, la situation était extrêmement difficile à leur arrivée dans la résidence.

« Tout était à l’envers. Les poubelles débordaient. Le ménage n’avait pas été fait depuis au moins quelques semaines. Des résidents n’avaient pas été lavés depuis probablement deux ou trois semaines », a détaillé Denis Provencher, président du syndicat des professionnelles en soins des Laurentides.

 Mairesse inquiète

La situation se serait stabilisée depuis l’intervention du CISSS, mais de nombreuses questions demeurent sans réponses, selon la mairesse de Sainte-Adèle, Nadine Brière.

« J’ai des citoyens dont les parents sont à l’intérieur de la résidence qui se posent beaucoup de questions aussi. Dans un manque de communication, l’incertitude s’installe et c’est vraiment ce qu’on ressent ici à Sainte-Adèle. [...] Je voudrais savoir s’il y a un plan d’action », s’inquiète Mme Brière. 

De son côté, le CISSS assure que la situation est sous contrôle et qu’il intervient intensivement dans la résidence depuis le 22 avril dernier.

« L’absence d’un nombre significatif de travailleurs a amené quelques difficultés à la ressource quant à l’organisation du travail et à l’entretien ménager. Bien que certaines mesures demeurent à mettre en place, les défis sont les mêmes que ceux vécus dans les autres ressources en éclosion », nous a-t-on écrit par courriel.

Le président du Groupe Santé Arbec, qui possède la Maison Wilfrid-Grignon, rejette de son côté ce qu’il qualifie de « propagande syndicale », parlant plutôt d’« imprévus ».

« Lorsqu’on a des surprises ou des situations imprévues avec ce virus, ça prend un 24 h à 72 h avant de se revirer de bord », a affirmé Paul Arbec.