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Grabuge à la prison de Trois-Rivières

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TROIS-RIVIÈRES – Des tensions ont éclaté en soirée mercredi à la prison de Trois-Rivières. Les incidents n'auraient rien à voir avec la menace que fait peser la COVID-19.

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Cet établissement ne recense aucun détenu infecté par le virus.

Le ministère de la Sécurité publique évoque un «désordre» attribuable à un «détenu qui refusait un déplacement dans un nouveau secteur prescrit par son classement».

Selon ce qu'on sait, le détenu souhaitait rester dans le secteur le plus sécuritaire de l'établissement plutôt que d'être placé dans une zone de moyenne sécurité.

Comme des codétenus avaient décidé de se mettre de la partie, l'équipe correctionnelle d'intervention d'urgence a dû entrer en action. En une heure, ses membres avaient repris le contrôle du secteur concerné sans aucune blessure.

«L'intervention s'est déroulée rondement grâce au professionnalisme des agents de l'équipe d'intervention d'urgence, qui est intervenue pour garder le contrôle de l'établissement. Les personnes incarcérées ont commis des bris comme ils en font dans d'autres établissements», a indiqué Mathieu Lavoie du Syndicat des agents de la paix en service correctionnel du Québec.

Les dommages sont considérés comme mineurs.

Depuis la mi-mars la vie carcérale est restreinte. Ainsi, les visites ne sont plus permises, incluant celles d’organismes comme les Alcooliques anonymes ou les Narcotiques anonymes.

Les détenus ne sont plus transportés dans les palais de justice. Les comparutions se font par vidéoconférence.

Le défenseur des droits des détenus Jean-Claude Bernheim estime que dans ce contexte il ne faut pas se surprendre d'éruptions de violence. «Évidemment, il y a certains détenus, compte tenu de l'enfermement et du confinement permanents qui réagissent parfois un peu violemment et sont impatients. Comme l'ont dit le Dr Arruda et la ministre [de la Santé Danielle] McCann, ça a de l'impact sur la dimension psychologique et sur la santé mentale que d'être confiné», a-t-il noté.