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Rentrée des classes: confusion pour les élèves du secondaire

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Plus d’une semaine après avoir annoncé que les élèves du secondaire ne retourneront pas en classe, la confusion règne toujours sur leur fin d’année scolaire à distance, ce qui suscite de vives inquiétudes dans les rangs des parents qui constatent le manque de motivation de leur ado.

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Pendant que le personnel du réseau scolaire s’affaire à mesurer une distance de deux mètres entre les pupitres dans les classes du primaire, plusieurs questions restent toujours sans réponse concernant la fin de l’année au secondaire, déplore la Fédération des comités de parents.   

«Les élèves du secondaire sont les grands oubliés. C’est la confusion totale», lance son président, Kévin Roy.   

Informations contradictoires  

Les informations transmises par Québec au réseau scolaire, aux parents et disponibles en ligne sont parfois contradictoires, souligne-t-il.   

En l’absence de directives claires, les consignes envoyées aux parents varient d’une école secondaire à l’autre dans le réseau public, a constaté Le Journal.   

Certaines directions ne précisent pas que les travaux scolaires à faire d’ici la fin de l’année sont obligatoires, alors que d’autres le spécifient.   

Une école secondaire demande même à ses élèves de «reprendre obligatoirement leur scolarisation, à temps complet à la maison, selon leur horaire cycle de 9 jours».   

Pendant ce temps, des enseignants demandent aux élèves de mener à terme leurs travaux, mais précisent que ce n’est pas obligatoire parce que «rien n’est officiellement évalué».   

Des précisions concernant l’évaluation et le bulletin final devraient être transmises sous peu au réseau scolaire.   

Pas motivés  

Or plusieurs parents qui travaillent à temps plein ou qui n’ont pas d’ordinateur disponible à la maison se demandent comment faire pour que leur ado plonge le nez régulièrement dans leurs manuels scolaires à la maison, alors que la motivation n’y est plus.   

C’est le cas d’Anne-Marie Marcel, qui travaille à temps plein comme assistante-gérante dans une épicerie. Sa fille, Megan, a des difficultés d’apprentissage et Mme Marcel n’a pas beaucoup de temps pour l’encadrer au quotidien.   

«Ils vont nous envoyer des plans de travail à toutes les semaines. Mais je ne peux pas dire à ma fille de s’asseoir le matin à la table et de faire ses travaux pour qu’on corrige ça quand je vais revenir en fin de journée, ça ne marche pas comme ça», lance-t-elle.   

Pour plusieurs la motivation n’y est plus, tandis que d’autres jeunes travaillent à temps plein depuis déjà plusieurs semaines, souligne la Fédération des comités de parents.   

Pas d’écran à la maison  

D’autres parents qui n’ont pas d’écran disponible pour leur ado espèrent par ailleurs avoir accès à l’une des 15 000 tablettes promises par Québec, qui seront prêtées aux familles qui en auront besoin.   

Mais plusieurs parents n’ont reçu aucune précision à ce sujet, déplore Kévin Roy.   

«Est-ce que tout le monde qui en a besoin va avoir une tablette le 11 mai?», lance-t-il.   

M. Roy demande au ministre Roberge de ne pas rendre les apprentissages obligatoires au secondaire tant que les conditions ne seront pas réunies, craignant les iniquités engendrées par la situation actuelle.   

«Si on veut que ce soit obligatoire, il faut avoir du soutien des profs et du matériel dans les familles. Ce n’est pas le cas présentement», dit-il.   

Il n’a pas été possible mercredi d’obtenir de réaction à ce sujet de la part du cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

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