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La Suisse va lancer l’application de suivi de la COVID-19 en «phase test» la semaine prochaine

La Suisse va lancer l’application de suivi de la COVID-19 en «phase test» la semaine prochaine
AFP

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Le gouvernement suisse a indiqué vendredi qu’il espérait lancer la semaine prochaine en phase pilote l’application de suivi de la COVID-19, en attendant que le Parlement se prononce sur son utilisation élargie.  

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Réuni cette semaine en session extraordinaire, le Parlement suisse a contrecarré les projets du gouvernement sur le sujet, décidant que l’application, qui permet de retracer les contacts des personnes infectées par le nouveau coronavirus, ne pouvait pas être lancée sans base légale.  

La phase d’essai, qui doit se dérouler jusqu’à fin mai, sera limitée à « un certain groupe de population », a expliqué le ministre de la Santé, Alain Berset, lors d’une conférence de presse.  

Pendant ce temps, le gouvernement adoptera les bases légales nécessaires au lancement de l’application afin de les soumettre au Parlement fin mai, a-t-il indiqué, espérant que ses deux chambres se saisiront ensuite du dossier de façon « rapide ».  

« Si le Parlement dit non, ce sera fini » pour l’application, qui est développée par les écoles polytechniques fédérales et la Confédération, a-t-il reconnu.  

Le ministre a également lancé un appel aux « hackers » pour qu’ils testent la solidité de l’application, notamment en matière de protection des données.  

Si l’application - baptisée DP-3T - est autorisée par le Parlement, son utilisation sera facultative et aucune donnée personnelle ni aucune information de localisation des usagers ne sera exploitée, selon le gouvernement.  

Et, toutes les données de l’application seront systématiquement supprimées après 21 jours.  

L’épidémie de la COVID-19 a fait plus de 1500 morts en Suisse, depuis que le premier cas a été détecté fin février dans le canton du Tessin, frontalier de l’Italie.  

La Suisse, qui n’a pas instauré de confinement aussi strict que d’autres pays européens, va entamer lundi un nouvel assouplissement des mesures extraordinaires prises face au coronavirus.  

Après avoir rouvert le 27 avril les coiffeurs, jardineries, salons de beauté, fleuristes, magasins de bricolage et cabinets médicaux, les autres magasins, les marchés, les écoles, les restaurants, les musées et les bibliothèques pourront en faire de même le 11 mai.  

Les mesures de distanciation physique et d’hygiène continueront toutefois à s’appliquer.  

Dans les restaurants, chaque table ne devra ainsi accueillir que quatre personnes ou des parents avec leurs enfants. Les clients devront tous être assis et les tables espacées de deux mètres ou isolées avec un élément de séparation.

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