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Tours cellulaires incendiées: un chanteur passera le week-end en prison

Justin Philippe Pauley et Jessica Kallas ont été emmenés en prison, jeudi.
Photos Agence QMI, Maxime Deland Justin Philippe Pauley et Jessica Kallas ont été emmenés en prison, jeudi.

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Un chanteur de la Rive-Nord accusé d’avoir incendié des tours cellulaires dans les derniers jours passera la fin de semaine en prison avant d’espérer obtenir une caution, tandis que sa conjointe mannequin a été libérée vendredi.  

« C’est sûr qu’il est déboussolé, c’est un homme qui n’a jamais été incarcéré », a commenté l’avocat de la défense Olivier Morin, vendredi au palais de justice de Saint-Jérôme.  

Son client Justin-Philippe Pauley, un chanteur peu connu de 28 ans, venait tout juste d’apprendre que son enquête sur remise en liberté n’aurait pas lieu avant au moins la semaine prochaine.  

Sa conjointe et coaccusée de 25 ans, Jessica Kallas, a pour sa part quitté la prison à la condition de vivre chez ses parents, de ne pas contacter Pauley et de se couper des réseaux sociaux d’ici la fin des procédures.  

Ils sont tous deux accusés d’avoir allumé des incendies criminels et commis des méfaits à Saint-Jérôme et Blainville.  

Justin Philippe Pauley et Jessica Kallas ont été emmenés en prison, jeudi.
Photo Agence QMI, Erik Peters

Selon la Sûreté du Québec, le couple adhérerait au mouvement anti-5G, et c’est ce qui l’aurait poussé à commettre des crimes qui ont causé des centaines de milliers de dollars en dommages.  

La mère de Pauley s’est d’ailleurs montrée critique face à cette technologie jeudi.  

« On peut être en désaccord avec la 5G sans faire du vandalisme, a dit Patricia Chaput au Journal. La 5G, ça affaiblit le système immunitaire, mais ce n’est pas en faisant ça que ça va avoir un impact sur la cause. »  

Les proches de Kallas, de leur côté, s’interrogent sur les raisons qui auraient pu pousser la femme à adhérer à ce mouvement, puisqu’elle passait beaucoup de temps sur internet.  

Entraînée par son conjoint  

Le fait qu’elle ait été libérée sous caution, contrairement à son conjoint, pourrait laisser croire que sa participation aux crimes allégués est moindre.  

Il n’est pas non plus exclu qu’elle ait été entraînée dans cette idéologie par son conjoint, selon nos informations.  

Même si de nombreux actes de vandalisme sur des tours cellulaires ont été recensés à travers le monde, l’avocat de Pauley assure que le couple n’est pas relié à un groupe extrémiste ou radical.  

« Il n’y a aucune preuve de ça », a soutenu Me Morin.  

S’ils sont pour le moment accusés d’avoir incendié deux tours, la police croit pouvoir relier les tourtereaux à cinq autres incendies similaires survenus récemment sur la Rive-Nord.  

- Avec la collaboration de Christian Plouffe  

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